Disposer d’un revenu confortable peut ne pas suffire à se constituer un patrimoine immobilier, surtout lorsque le secteur visé est une grande métropole telle que Paris. Il est alors plus judicieux de faire plusieurs investissements en parallèle tout en se contentant du statut de locataire. Avec cette stratégie, si les investissements portent leurs fruits, le patrimoine constitué pourrait être plus important.

Des placements à faire

Un jeune travailleur qui gagne bien sa vie pourrait être tenté de renoncer à son statut de locataire et de lancer bien assez tôt son projet d'acquisition d'un logement principal. Bien que, de prime abord, la finalité de ce projet de vie est louable, le timing choisi pourrait ne pas être le bon.

Étant donné l'importance des sommes engagées dans ce type d'investissement, il convient de prendre le temps de réfléchir et de définir la bonne stratégie. En effet, une bonne situation professionnelle ne garantit pas nécessairement la réussite d'un projet.

Pour se prémunir d'un éventuel évènement fâcheux susceptible de compromettre son projet et son avenir, et avant de se lancer dans l'acquisition d'une résidence principale, l'acquéreur parisien serait bien inspiré d'investir son budget initial par exemple dans une assurance vie, tout en conservant son statut de locataire et de garder une petite partie de ses revenus pour améliorer son confort de vie quotidienne.


Devenir propriétaire tout de suite ne sera pas simple

Pour illustrer le problème auquel pourrait se confronter un jeune locataire parisien dans son envie de devenir propriétaire, un professionnel de l'immobilier a pris l'exemple d'un travailleur célibataire, gagnant 66 000 euros nets par an.

Avec plus de 5 000 euros nets par mois de rentrée d'argent, il a largement les moyens de vivre confortablement, malgré un loyer mensuel de 1 600 euros et des impôts s'élevant au total à plus de 12 000 euros. Ajoutées à cela les autres charges dont l'assurance habitation locataire.

Par contre, s'il envisage tout de suite de devenir propriétaire, malgré un éventuel apport de 60 000 euros, les organismes de crédit lui fermeraient leurs portes puisqu'il dépassera la limite du taux d'endettement fixée par le Haut Conseil de stabilité financière (HCSF).

La meilleure solution qui s'offre à lui est d'investir en locatif dans une autre localité où les prix sont moins élevés et qui, dans l'idéal, serait éligible au dispositif Pinel.