Cambriolage : les dommages ne sont pas que matériels

Les cambrioleurs n’attendent plus que les propriétaires soient absents

Les cambriolages en France ont donc augmenté de +50 % en 10 ans. Mais plus que le nombre de cas, c'est la méthode employée par les malfaiteurs qui interpelle.

Auparavant, les malfaiteurs profitaient de l’absence des occupants pour pénétrer dans les résidences et se servir. Ou alors, ils opèrent la nuit, de manière à ce que les propriétaires ne se rendent compte de l’intrusion qu’au matin, à leur réveil.

Aujourd’hui, face à des systèmes de sécurité beaucoup plus difficiles à déjouer, ils usent de moyens beaucoup plus violents.

En effet, les voleurs préfèrent désormais que les propriétaires soient présents afin que ces derniers viennent leur ouvrir la porte avant de les obliger à désactiver l’alarme, souvent sous la menace d’une arme.


Cette méthode, communément appelée home-jacking, est de plus en plus fréquente ces dernières années.

Le nombre de cas est, là aussi, en constante augmentation depuis 2015. En 2017, il a été dénombré environ 3 400 actions de ce genre dans l’Hexagone.

Les objets peuvent être remplacés, mais le traumatisme demeure

Après l’intrusion de malfaiteurs chez eux, de nombreuses personnes présentent des séquelles, surtout sur le plan émotionnel.

Selon ladite étude,

« 68 % des victimes ont beaucoup de mal à s’en remettre et développent des crises d’angoisse et d’anxiété ».

Concernant les objets dérobés, malgré le fait qu’ils soient souvent de grande valeur (bijoux, sommes d’argent, téléphone portable et autres appareils électroménagers), ils ne constituent pas la principale préoccupation de leurs propriétaires. Avec un bon contrat d’assurance habitation, ils peuvent en effet se faire dédommager.

Mais les préjudices causés par les 683 cambriolages par jour (un tous les deux minutes) répertoriés en France sont surtout d’ordre moral.

Bon nombre de victimes n’arrivent plus à se sentir en sécurité chez eux après le passage des malfaiteurs.