Le marché canadien de l’immobilier se tend. Signe de ce resserrement, les prix des biens augmentent, le nombre de propriétés commercialisées diminue, etc. D’après une étude, les ventes locales de maisons auraient affiché en octobre dernier leur plus forte croissance depuis juillet 2020. Au cours de ce mois, les transactions désaisonnalisées se sont élevées à 53 746 unités.

Au Canada, les maisons mises en vente se raréfient constamment. En octobre 2020, 76 046 nouveaux biens ont fait l'objet d'une inscription sur le marché. À la même période de l'année en cours, leur nombre s'est rétréci de 20 % pour atteindre 31 128 unités.

Au sein de l'entreprise hypothécaire Dominion Lending Centres, l'on affirme qu'aucune augmentation des inscriptions n'est pour l'instant à prévoir. D'après son économiste en chef, Sherry Cooper, le Canada endure toujours l'une des plus sérieuses pénuries d'habitations du monde développé. L'excédent de demandes de logement s'accroîtra alors que le pays s'apprête à accueillir une nouvelle vague d'immigrants, anticipe-t-il.


Les acheteurs sont découragés

Les propriétaires pourraient alors être tentés de vendre leur maison à des tarifs encore plus prononcés que ceux d'octobre 2021. Le prix des biens non désaisonnalisés s'établissait à 716 585 dollars en moyenne sur tout le territoire canadien. Comparé à octobre 2020, il a progressé de 18,2 %. Le montant s'avère plus raisonnable si l'on écarte les maisons de grande région de Toronto et de Vancouver. Il descend aux environs de 155 000 euros.

À cause de cet amoindrissement des propriétés en vente, les acquéreurs se découragent de plus en plus. Ce qui pourrait par conséquent affecter l'activité des comparateur assurance habitation. Nasma Ali de Remax Hallmark Realty note :

Beaucoup d'acheteurs commencent à se dire que ce n'est peut-être pas dans leurs projets de cette année, et peut-être que nous devrions faire une pause et commencer à chercher l'an prochain.

Très épuisés, ils croient que les prix deviennent sans cesse plus chers, poursuit-elle. Ainsi, 2021 s'annonce différente de l'année dernière. Et ce, malgré la précipitation des acquéreurs en décembre 2020 pour s'offrir des biens. Le tout alors que les restrictions sanitaires les ont gardés physiquement éloignés et ont anéanti leurs projets de vacances.

Le marché se resserre

Dans ce contexte, les ventes canadiennes de maisons auraient enregistré en octobre dernier leur plus vive progression/mois depuis juillet 2020. Une observation de l'Association de l'immeuble du pays. Pourtant, comparativement à l'année dernière, les nouvelles inscriptions ont vu leur nombre s'effondrer.

D'après l'organisation, les ventes corrigées des fluctuations saisonnières s'élevaient en octobre 2021 à 53 746 unités. Comparé aux 49 485 transactions deux mois plus tôt, l'on peut donc dégager une évolution de +9 %. Sur un plan non désaisonnalisé, 59 344 maisons ont été écoulées en octobre 2020. Le mois dernier, les ventes ont chuté de 11,5 % pour arriver à 52 538 unités.

Les économistes et les agents immobiliers relèvent une amplification de la pression sur le marché à travers certains indicateurs. Ceux-ci portent sur l'envolée des prix, la réduction des biens commercialisés et la diminution des transactions au fil des années.