Le volume des transactions immobilières continue de chuter au Canada. Mais la baisse enregistrée entre juin et juillet est beaucoup moins importante que celle des mois précédents et les prix sont en train de remonter. Si la hausse est moindre d’un mois à l’autre, sur une année, elle dépasse les +20 %.

Peu de biens disponibles

Le nombre de transactions immobilières au Canada continue son repli d'un mois à l'autre, mais dernièrement, la baisse est moins prononcée. Pour autant, les aspirants à la propriété ne sont pas encore vraiment de retour sur le marché, la faute à une offre toujours trop peu fournie, entrainant une forte tension. Cette pénurie de biens disponibles constitue un des principaux freins à un retour à la normale.

D'ailleurs, comme le souligne un professionnel du secteur, cela fait un long moment, bien avant que la pandémie ne vienne apporter son lot de bouleversement, que le marché canadien présentait un déséquilibre. Depuis bien longtemps maintenant, l'offre est très en deçà de la demande et cet état de fait a été accentué par la crise.


Une lueur d'espoir ?

Néanmoins, les professionnels du secteur ne peuvent s'empêcher de se demander si ce ralentissement de la baisse ne tendrait pas vers quelque chose de positif, à l'heure où tous les acteurs du secteur immobilier, des agences aux entreprises de construction, des promoteurs aux courtiers, en passant par les organismes de financement et assureurs, sont à la recherche d'un second souffle.

Au mois de juillet dernier donc, à en croire les informations enregistrées sur les systèmes MLS canadiens, les ventes de biens de résidences ont diminué de -3,5 % par rapport à ceux du mois de juin.

Un résultat encourageant, compte tenu des baisses largement plus importantes qui ont eu lieu dernièrement et même si le recul est tout de même de -15,6 % par rapport à juillet 2020.

Maintenant que la campagne de vaccination anti-covid se trouve à un stade avancé, que la relance économique est enclenchée et que l'immobilier continue de montrer une bonne résilience, les professionnels du secteur espèrent que les demandes de prêt immobilier, les prospections, les conclusions de vente ou même la souscription d'assurance habitation en ligne repartiront à la hausse.