À cause des nombreux confinements liés au SARS-CoV-2, les demandes pour les logements dotés d’espace extérieur se sont renforcées. En conséquence, les spécialistes immobiliers ont conjecturé une baisse d’activité sur le marché des villes de la petite couronne parisienne. À l’opposé, une étude fait état d’un maintien de l’attractivité dans les Hauts-de-Seine.

Dans la filière immobilière, les études montrent que les villes localisées en première périphérie de la capitale attirent toujours. En ce sens, l'agence Hosman rapporte que plusieurs cités altoséquanaises suscitent toujours l'engouement des acheteurs. Sept sur les dix communes franciliennes les plus convoitées se trouvent dans la collectivité départementale la plus fortunée de France.

Parmi elles figurent les communes reliées à Paris par le RER (Rueil, Nanterre) ou le Transilien (Courbevoie). Pareil pour celles dans lesquelles les tarifs peuvent être moins dispendieux dans certains secteurs. Cependant, elles portent essentiellement sur les villes dont la desserte est assurée par le métro. Il s'agit d'Asnières-sur-Seine, d'Issy-les-Moulineaux, de Levallois-Perret et de Boulogne-Billancourt.


Des villes particulièrement prisées

Dans ce cadre, Nanterre arrive en septième position dans le classement des cités les plus lorgnées dans les Hauts-de-Seine. Le prix de l'immobilier enregistré dans cette localité s'élève en moyenne à 5 599 euros par mètre carré. L'on trouve en sixième place Rueil-Malmaison, où la pierre se monnaye à 6 091 euros. Devant elle se situe Asnières (7 091 euros/m2), Courbevoie (7 527 euros/m2), elle-même rangée derrière le trio :

  • Issy : 8 988 euros/m2 ;
  • Boulogne : 9 191 euros/m2 ;
  • Levallois : 9 912 euros/m2.

Par rapport à ces prix, les acquéreurs peuvent chercher une assurance habitation pas chère pour couvrir leur logement. Dans cet exercice, la réalisation d'une comparaison entre plusieurs devis est vivement recommandée.

Plus largement, les professionnels de l'immobilier se montraient perplexes quant au futur des cités de la première couronne parisienne. Notamment pour celles bénéficiant d'une grande proximité avec la Ville Lumière, les experts redoutaient un ralentissement de leur marché.

Une conjoncture imprévue

En cause, les vagues de confinement engendrées par le coronavirus. En effet, celles-ci ont entraîné une intensification de la demande pour les logements :

  • À bon prix ;
  • Offrant un accès à un espace extérieur.

D'ailleurs, un appartement coûtait en juin dernier 11,6 % moins abordable s'il dispose d'une terrasse ou d'un balcon. Avant le début de la pandémie, ce rapport s'établissait à 8,2 %. Un constat révélé par une étude que l'estimateur en ligne Meilleurs Agents a publiée le 14 juin 2021.


Pour la responsable des analyses économiques de la plateforme, Barbara Castillo Rico, il s'agit véritablement d'une conséquence des confinements. Lors de la levée de la restriction, ce désir d'espace extérieur s'est amplifié, note-t-elle. De ce fait, depuis le premier confinement, le coût des appartements a progressé :

  • De 0,6 % pour les habitations sans balcon ou terrasse ;
  • De 4,3 % pour celles disposant d'un espace extérieur.

Barbara Castillo Rico commente qu'avant la survenance du Covid-19, cela constituait un facteur important lors d'un achat immobilier. Maintenant, ce critère est devenu primordial, souligne-t-elle.