Les Français ont encore été nombreux à concrétiser leurs projets immobiliers ces derniers temps malgré un contexte économique difficile. Les professionnels de la filière prévoient néanmoins un ralentissement dans les mois à venir. Plusieurs paramètres sont désignés comme à l’origine de cette baisse d’activité. L’inflation, ainsi que l’augmentation du prix et du taux d’emprunt ont été citées.

Le nouveau président du réseau Orpi a été l'invité de l'émission Le Grand rendez-vous de l'immobilier en juin 2022. Produit par Capital et Radio Immo, le programme a permis de faire un état des lieux du marché immobilier. Le secteur semble montrer une résistance face à la conjoncture économique actuelle d'après les informations qu'il a mises en avant. Selon lui, le nombre de transactions immobilières réalisées pour les premiers mois de 2022 demeure élevé. Ceci n'exclut cependant pas le risque d'une baisse d'activité pour le reste de l'année. Le contexte économique est loin d'être favorable à la filière pour l'instant, avec l'inflation notamment.


Le pouvoir d'achat limité par l'inflation

Une étude menée par la FNAIM (Fédération nationale de l'immobilier) confirme la baisse de l'intérêt pour l'immobilier chez les Français . Interrogés, seulement 30 % d'entre eux estiment que le contexte actuel permet un investissement immobilier. Ce chiffre traduit un recul de 28 points de cet indicateur dans l'Hexagone. Cette diminution a été constatée pour tous les types de projet (primo-accession, rachat d'une résidence secondaire, investissement locatif).

L'inflation est le facteur de blocage principal qui empêche les ménages d'investir. Elle réduit en effet le pouvoir d'achat immobilier, qui a chuté de 4,3 % en 2022. Les propriétaires peuvent néanmoins opter pour une assurance habitation en ligne pour faire des économies. Dans ce contexte inflationniste, le prix des biens s'envole également. Guillaume Martinaud, président du réseau Orpi, a fait part d'une croissance de 8 % comparé à 2021.

La hausse est particulièrement marquée dans les villes comme Grenoble ou Nice qui séduisent particulièrement les acheteurs. Le coût au mètre carré a bondi de 12 % pour la première, et de 4 % pour la seconde.

Un recul au niveau des ventes comparées aux années précédentes

Les communes rurales et les villes moyennes sont celles qui gagnent actuellement en notoriété. Les stations balnéaires connaissent aussi un réel succès depuis le début de la pandémie. Résultat : le tarif augmente plus rapidement dans ces localités. Une stagnation commence néanmoins à apparaître selon la FNAIM.

Sur les premiers mois de 2022, cette hausse de prix n'a pas réellement freiné les acheteurs. En dépit d'un recul de 9 % au premier semestre, les ventes ont atteint un niveau élevé. La FNAIM table cependant sur une chute de 8 à 10 % des transactions conclues pour 2022. Les chiffres semblent s'écarter de ceux de 2021 où l'immobilier a enregistré un niveau de transaction exceptionnellement important.

Le ralentissement commence à se faire sentir dans des villes comme Reims ou La Rochelle pourtant plébiscitées. En cause, des offres qui se font de plus en plus rares. La FNAIM soutient toutefois que le niveau des ventes pour 2022 devrait s'aligner sur celui de l'année 2019. Celle-ci a affiché des résultats qui restent satisfaisants.