Après les annonces présidentielles du 31 mars dernier, certains citadins ont fait le choix de chercher un endroit pour s’installer dans les prochains jours. Toutefois, avant de quitter un logement, il s’avère important de vérifier son contrat d’assurance logement. Certaines compagnies prévoient en effet une suspension de la prise en charge au bout d’un certain temps d’absence.

La France fait actuellement face à la troisième vague de l'épidémie de Covid-19. La situation ne semble pas s'améliorer. À la fin du mois de mars, on a assisté à une augmentation continue des courbes épidémiologiques. Afin de ralentir la propagation du virus, le gouvernement a pris des décisions. Ces dernières ont été annoncées par le Chef de l'État le 31 mars dernier. Parmi elles figure l'interdiction des déplacements au-delà d'un rayon de 10 kilomètres.

Après avoir pris connaissance de ces restrictions, certains ont fait le choix de quitter temporairement leur logement. Que dit l'assurance en de pareilles situations ? Quelle prise en charge propose-t-elle ?


Des conditions particulières pour les logements inoccupés

Pour faire face à la nouvelle vague épidémique, les Français sont à nouveau invités à rester chez eux. Ceux qui souhaitent prendre l'air peuvent le faire en respectant la distance susmentionnée.

Les crèches et les écoles, ainsi que les collèges et les lycées sont fermés pour une durée de trois semaines. Certains commerces doivent également arrêter temporairement de recevoir des clients dans leurs locaux. Le confinement a été décrété pour quatre semaines. En d'autres termes, les restrictions mises en place s'appliqueront jusqu'au début du mois de mai.

Les citadins qui ont choisi de quitter momentanément leur appartement pour s'installer ailleurs doivent être vigilants. Ils doivent notamment vérifier les conditions énoncées dans leur contrat d'assurance habitation. En effet, ce dernier peut prévoir une suspension de la protection des biens de l'assuré après une certaine période d'absence.

Adapter son contrat d'assurance pendant les jours d'absence

Cette condition particulière renvoie à ce que les assureurs appellent clause d'inhabitation ou clause d'inoccupation. Elle stipule qu'après plusieurs semaines d'absence, la garantie pour le vol des biens mobiliers cesse temporairement. Dans certains cas, les dommages subis sont couverts partiellement.

Les conditions imposées diffèrent d'une compagnie à une autre. Certaines prévoient une suspension de garantie après 30 à 90 jours d'absence de la résidence principale.


À la suite du discours du Chef de l'État, la SNCF a écoulé 130 000 billets. L'entreprise ferroviaire a même constaté une augmentation notable des recherches, de l'ordre de 3 300 par seconde. Autant de personnes qui devraient éventuellement appeler leur assureur pour l'informer d'une absence prolongée. Un réajustement du contrat peut en effet avoir lieu.

Pour rappel, 19 départements sont soumis au confinement depuis mi-mars. Cette mesure a été étendue à la France métropolitaine depuis le 3 avril dernier.