Après le confinement, une nouvelle dynamique s’est rapidement mise en place sur le marché immobilier. Il ne s’agit pas d’un simple effet de rattrapage d’après Jean-Luc Brulard, un agent immobilier de proximité. Dans une tribune parue récemment, le professionnel relate la reprise dans ce secteur d’activité depuis le déconfinement. Il y fournit également des conseils aux acheteurs et aux vendeurs.

L'offre en matière de logements en France continue de ne pas suivre la demande. Ainsi, dès la reprise post-confinement, des ventes ont rapidement été conclues sur le marché de l'immobilier résidentiel. D'ailleurs, les moyens de communication qui prédominent actuellement ont favorisé cette tendance.

En effet, il suffit d'une simple alerte sur leur smartphone pour informer les potentiels acquéreurs qu'un bien est disponible. Dans ce contexte, les négociations deviennent de moins en moins longues. Par ailleurs, la formalisation de la promesse synallagmatique et la signature du mandat de vente sont accélérées. En outre, la souscription d'une assurance habitation est simplifiée grâce à la digitalisation.


Les projets d'achat n'ont pas été abandonnés malgré le confinement

Durant les 3 mois qui ont suivi le déconfinement, les promesses de vente signées enregistrées par l'agence de Jean-Luc Brulard à Rueil-Malmaison ont augmenté de plus de 30 % en un an. Le spécialiste ne doutait pas de la reprise de la demande dès mai dernier. Selon lui, les acquéreurs ont seulement suspendu leur projet ou été freinés temporairement. Autrement dit, ils sont toujours présents. Leur nombre est d'ailleurs tel qu'il dépasse largement les biens disponibles.

L'agent immobilier ajoute que la capacité d'achat en matière de mètre carré est optimisée par les taux qui demeurent bas. Toujours est-il que Jean-Luc Brulard s'est montré plutôt pessimiste en mai dernier concernant la rentrée. Néanmoins, son point de vue a changé entre-temps. Il commente :

Devant une telle dynamique […], mes craintes d'une rentrée de septembre plus sombre s'estompent. Je suis aujourd'hui plus confiant sur l'effet d'inertie, le besoin toujours vigoureux de saisir les offres disponibles, de nature à soutenir l'activité au sortir de l'été…

L'importance de faire la différence entre les données locales et nationales

Jean-Luc Brulard recommande aux intéressés de prendre en compte les données sur le marché local et non les moyennes nationales avant d'acheter ou de vendre un bien immobilier.

Il explique que les informations relatives au marché immobilier national peuvent induire en erreur les porteurs de projet. D'après l'expert :

[…] dans immobilier il y a « immobile », votre bien à vendre, ou le bien convoité, est ancré dans son marché local. Selon que le vôtre est fortement haussier, ou au contraire baissier, la situation pour vous, et votre stratégie, seront donc bien différentes !

En somme, la dimension géographique est déterminante selon le professionnel. Ce dernier est conscient que la pandémie de coronavirus a eu un important impact sur le marché immobilier. Toutefois, il estime que les conséquences se ressentent essentiellement au niveau de la sécurité familiale et personnelle. Il n'a pas manqué de souligner que les placements immobiliers sont plus fiables à long terme comparativement aux supports d'investissement financiers qui s'avèrent risqués dans le contexte actuel.