Plus de 52 % des personnes vivant en location ne pouvaient plus supporter leur logement après le confinement, d’après une enquête récente de Lagenceblue. 54 % d’entre elles envisagent ainsi de déménager dans les mois à venir. Au final, la crise sanitaire est directement à l’origine de la décision de changer de cadre de vie chez 66 % des locataires.

Les logements dotés d'espaces extérieurs (jardins, terrasses, balcons, etc.) font partie des biens les plus recherchés dans l'Hexagone en cette période post-confinement. Cette tendance peut notamment s'observer sur le marché immobilier et dans le secteur de l'assurance habitation. Par ailleurs, les maisons en banlieue ou en zone rurale sont très prisées en ce moment.

Selon les spécialistes, le changement radical des attentes dans le domaine vient principalement du malaise ressenti par les locataires pendant le confinement. Ils sont nombreux à avoir souffert du manque de surface intérieure ou encore d'espace vert durant ces deux mois. Logiquement, ces critères deviennent prioritaires pour leur prochain logement.

Une grande prédilection pour l'espace extérieur

Selon l'étude de Lagenceblue, le confinement a été particulièrement favorable aux logements dotés d'un espace extérieur privatif. Ainsi, 53 % des Français accordent désormais la même importance à la surface extérieure et intérieure de leur habitation. Par ailleurs, 42 % d'entre eux considèrent l'extérieur comme étant plus important. Enfin, seulement 6 % des personnes interrogées priorisent l'intérieur.


D'autre part, 45 % des locataires souhaitent vivre à la campagne depuis la levée du confinement. Quitte à déménager, 30 % des sondés préfèrent la banlieue. De leur côté, 25 % des répondants privilégient la ville comme lieu de vie. Le plus souvent, les personnes disposant déjà d'un espace extérieur en veulent davantage à l'avenir.

Ainsi, 62 % des Français possédant actuellement un jardin optent volontiers pour un logement en zone rurale. Cette opinion est partagée par 42 % des locataires ayant accès à un balcon ou à une terrasse. De leur côté, les personnes résidant dans un logement dépourvu d'espace extérieur sont seulement 31 % à envisager la campagne et 37 % à privilégier la banlieue.

Toutefois, les espaces extérieurs ont un prix sur le marché immobilier. Les consommateurs sont néanmoins disposés à s'y accommoder pour concrétiser leur projet. Ainsi, 68 % des sondés ayant un jardin sont prêts à payer davantage pour bénéficier d'un espace extérieur plus important. Ce surcoût est aussi consenti par 59 % des personnes disposant d'une terrasse et 56 % des locataires sans accès extérieur.

Des projets variant en fonction de la situation actuelle des locataires

Depuis la fin du confinement, de nombreux Français ne supportent plus leur logement. C'est ce que révèle le dernier sondage de l'agence immobilière en ligne Lagenceblue. Ce sentiment est très répandu, que ce soit chez les personnes vivant en appartement ou celles occupant une maison. Dans les deux cas, les locataires ne sont plus à l'aise dans leur habitation actuelle.


Contre toute attente, 41 % des sondés possédant un jardin partagent ce mal-être ressenti par une grande partie de la population. Le malaise est également notable chez 53 % des personnes résidant dans un logement avec balcon ou terrasse. Cela dit, le confinement a surtout été pénible pour les locataires ne disposant d'aucun espace extérieur. Ainsi, ils sont plus de 63 % à ne plus supporter leur logement après ces deux mois.

Dans tous les cas, le déménagement s'impose lorsque le cadre de vie devient insupportable. De nombreux Français comptent ainsi changer d'adresse à l'issue de la crise sanitaire. Ce projet est envisagé par 59 % des répondants disposant d'un jardin et 67 % des sondés ayant une terrasse ou un balcon. Cette proportion atteint 71 % parmi les locataires ne disposant d'aucun accès extérieur.

Selon l'étude citée, l'urgence du changement varie également en fonction des spécificités du logement et du ressenti des occupants durant le confinement. Dans le détail, pas moins de 62 % des individus n'ayant aucun espace extérieur projettent de déménager avant la fin de l'année. Ils sont 56 % du côté des sondés vivant dans une habitation avec balcon et terrasse, contre 43 % chez les personnes bénéficiant d'un jardin.