Tous les professionnels du secteur immobilier attendent avec impatience la reprise des activités à la sortie du confinement. Les chiffres record enregistrés en 2019 et les perspectives prometteuses de l’année 2020 semblent désormais un lointain souvenir. Mais ce redémarrage tant souhaité est conditionné par la maîtrise de l’épidémie, et même si la France y parvient rapidement, la relance des activités immobilières se fera lentement.

La note de conjoncture publiée par les notaires de France pour avril 2020 ne fait d'ailleurs que maintenir tout le monde dans l'incertitude. En effet, plusieurs cas de figure peuvent être envisagés, et au cas où la crise sanitaire perdurait, les prix de l'immobilier pourraient s'orienter vers la baisse.

Tout va dépendre de ce qui se passera après la fin du confinement

La prévision la plus optimiste est la reprise rapide des activités immobilières suite à la maîtrise des risques d'une nouvelle propagation du virus. Celle-ci pourrait se faire progressivement, mais il faut tout de même s'attendre à des effets de correction et une baisse du nombre des transactions due au ralentissement de l'économie.


L'autre projection plus sombre se base sur l'hypothèse d'un prolongement de la crise du Covid -19 après la fin du confinement. Dans ce cas, le pays sera confronté à une forte récession économique, laquelle entraînera une hausse du taux de chômage et une dégradation du niveau de vie des ménages.

Pour l'immobilier, comme pour tous les autres secteurs d'activité, l'impact de cette crise économique serait considérable : le marché subira une diminution significative du volume des transactions, laquelle provoquera à terme une tendance baissière des prix.

En ce qui concerne l'assurance habitation, bien que la hausse appliquée par les assureurs ait été modérée (aux alentours de +2 %) pour l'année 2020, la crise économique contraint les assurés à limiter les dépenses et à rechercher les meilleures offres. D'ailleurs, il leur est possible de résilier à tout moment tout contrat après un an d'adhésion.

Les taux des emprunts immobiliers demeurent stables

Jusqu'ici, les taux d'emprunt immobilier n'ont pas enregistré une hausse notable, avec une moyenne qui s'établit à 1,17 %.

Néanmoins, les professionnels du secteur redoutent un durcissement des conditions d'octroi des crédits après la reprise des activités, en particulier pour les primo-accédants.