Avec la propagation de l’épidémie de pneumonie virale, les écoles de commerce françaises délocalisées en Chine ont été fermées. Un grand nombre d’étudiants qui ont suivi leur cursus dans le pays ont fait le choix de rentrer en France au lieu de rester sur place et d'être confinés. Pour les universités, leur prise en charge à leur retour dans l’Hexagone représente un véritable challenge.

50 % de cours en classe et 50 % en ligne

EM Lyon, Skema l’Essca, l’Idrac… De nombreuses écoles de commerce ont dû faire face à un problème inhabituel, celui de la réintégration de leurs étudiants qui ont brusquement quitté la Chine pour revenir en France.

Plus de 500 jeunes, dont des Français, suivent des cours au campus de Skema à Suzhou, dans la province du Jiangsu.

330 d’entre eux dans le parcours « grande école » ont préféré rentrer au bercail pour poursuivre leurs études.

Comme Skema, plusieurs universités sont confrontées à un défi de taille, à savoir leur trouver rapidement une solution qui ne va pas à l’encontre de la qualité de la formation académique. L’alternative proposée par l’établissement est d'effectuer un semestre de substitution. L’idée est d’assister à des cours dispensés en classe la moitié du temps, et l’autre moitié, en ligne.


Skema avance deux autres options :

  •  faire une année de césure incluant deux stages d’un semestre en entreprise ; 
  •  passer une année blanche, sans cours ni stages, et reprendre leur deuxième semestre en début d’année prochaine.

Sophie Gay, la responsable du programme grande école, affirme que

La majeure partie des élèves ont opté pour le semestre de substitution.

Par contre, ceux qui ont souhaité passer par une année de césure ne débourseront plus un centime pour leurs frais de scolarité en 2021.

Mais ces alternatives présentées par l’école ne font pas l’unanimité auprès des étudiants.

C’est le cas de Laure, étudiante en master of science, qui pense que

Suivre des formations en langue par correspondance n’est pas très efficace.

Sa famille a d’ailleurs engagé une action en justice à l’encontre de l’établissement et a réclamé un rabais de 20 % sur les frais de scolarité du deuxième semestre.

Un souci de calendrier

Selon Sophie Gay,

Il existe aussi le problème de planning du retour des jeunes dont les dates sont échelonnées dans le temps. Une partie est arrivée en janvier et l’autre en février.

Elle souligne également

La difficulté pour les étudiants de choisir entre les trois campus de Skema (Paris, Lille ou Sophia Antipolis) et de trouver un logement à la dernière minute.

À noter qu’il est possible pour ces jeunes de trouver une assurance habitation étudiant en accord avec leur budget.

L’autre souci concerne notamment le décalage entre le parcours français classique qui débute en avance et celui suivi en Chine. Les étudiants rapatriés ne pourront pas ainsi intégrer le parcours classique.