Encore discret, le marché immobilier des méta-univers suscite des questions quant à son devenir. Les spécialistes, eux, voient beaucoup de promesses dans cette filière, qui compte encore un faible nombre d’utilisateurs. D’ailleurs, des prix étonnants ont été atteints dans les premières acquisitions de propriétés ou de parcelles dans ce monde virtuel.

Sur le marché immobilier des méta-univers, il faudrait certainement attendre encore quelque temps avant de voir les particuliers s'y introduire. Ils entreront dans un premier temps afin de consommer, prédit Karl Toussaint du Wast, cofondateur de Netinvestissement. Une entreprise spécialisée dans le conseil en gestion de patrimoine. D'après lui, ils pourront ensuite désirer s'y offrir une maison luxueuse. Cet achat sera d'une part une manière d'accomplir un projet qu'ils n'ont pas pu concrétiser dans la vie réelle, avance-t-il. D'autre part, celui-ci constituera un faire-valoir social.

Concernant les institutionnels, le cadre pense qu'ils investiront progressivement le secteur immobilier du métavers. À condition toutefois qu'il devienne plus transparent et se régule.


Les références de l'immobilier dans l'Hexagone y investiront-ils ?

Dès lors, nombreux sont ceux qui s'interrogent si les grands experts immobiliers en France sont prêts à s'y lancer. Le leader européen des centres commerciaux, Unibail-Rodamco-Westfield, affirme songer à cette éventualité. Robin Rivaton affirme que l'on pourrait supposer que beaucoup inventeront des reproductions numériques des centres commerciaux. L'investisseur dans la proptech et essayiste tempère cependant que ces répliques seront certainement créées de manière marginale :

[…] Plus dans un objectif de communication que de rééquilibrage d'un portefeuille d'actifs et de prise de positions stratégiques.

Les spécialistes auront la possibilité de tirer profit de leurs actifs physiques quand l'accès aux casques de réalité augmentée sera vulgarisé. La question consistera à combiner le monde tangible, comme une boutique, couplé d'une surcouche numérique.

Par rapport à l'investissement dans l'immobilier via les métavers, Karl Toussaint du Wast prévient :

Cela peut apparaître sexy, mais il y a beaucoup de spéculation et les prix sont déments.

Pour l'instant, il recommande d'éviter cette opération qui pourrait influer sur l'activité des compagnies d'assurance habitation pas cher.

Les propriétaires de terrains dans le métavers restent encore réduits

Ou bien de l'effectuer :

  •  Soit, à l'instar de plusieurs entreprises, pour profiter d'un coup de publicité ;
  •  Soit pour le plaisir sans attendre d'en obtenir une quelconque rentabilité.

À ce titre, de nombreuses marques de sportwear ou de luxe ont commencé à investir dans les métavers. Ces espaces numériques fictifs où l'on peut, pour son avatar ou pour soi-même :

  •  Faire du shopping ;
  •  Prendre part à des fêtes ;
  •  Jouer.

Parmi ces enseignes figurent notamment Adidas, Nike et Dolce & Gabbana. L'objectif consiste à s'offrir des magasins ou centres commerciaux qui deviendront les sites de commerce en ligne de la nouvelle génération. Ou encore des aires de loisir qui produiront de l'argent liquide grâce à des droits d'accès.

Pour le moment, le nombre de particuliers s'étant procurés des propriétés ou des terrains virtuels demeure faible. Les quelques opérations d'envergure ayant stimulé le marché immobilier dans les méta-univers ont plutôt été réalisées par des sociétés spécialisées.