Les dégâts provoqués par la canicule et la sécheresse coûtent cher aux assureurs

Depuis le début de cette période estivale, les Français ont déjà dû faire face à deux épisodes caniculaires. Ces derniers ne sont pourtant pas sans conséquence sur les habitants ainsi que sur leurs biens. Néanmoins, pour les dommages causés par ces aléas climatiques, les victimes peuvent compter sur l’aide de leur assureur afin d’obtenir une indemnisation.

Dès lors, il appartient aux compagnies d’assurance d’en assumer les coûts, si bien que des centaines de millions d’euros sont engagés chaque année pour couvrir ces dégâts. La fréquence des fortes chaleurs devient ainsi une problématique majeure pour les habitants comme pour les assureurs.

Une sécheresse aux conséquences désastreuses

Parmi les conséquences apparentes de la sécheresse, il y a celle que les propriétaires peuvent constater sur leur bâtiment, les fissures sur les murs de façade notamment.

En effet, en raison des fortes chaleurs, le sol bouge et se fissure, entraînant par la suite des crevasses dans les murs. Les bâtiments construits sur des sols argileux sont les plus touchés, étant plus affectés par les mouvements de terrain.


Ces fissures peuvent être constatées sur les murs intérieurs ou extérieurs du bâtiment. Néanmoins, elles ne sont apparentes que quelques mois, voire un an après les périodes de fortes chaleurs. Bien souvent, elles apparaissent durant la saison hivernale. En effet, le sol se rétrécit avec la sécheresse, et se regonfle avec la pluie. D’où l'apparition des fissures.

L’ampleur des dégâts peut être plus ou moins importante. Parfois, les fissures sont superficielles, mais nécessitent une réparation pour éviter que les eaux de pluie ne s’y infiltrent. Elles peuvent également être plus larges et atteindre les fondations.

Des contrats d’assurance personnalisés pour les victimes

La garantie catastrophes naturelles incluse dans l’assurance habitation est celle qui couvre les dégâts subis sur les logements en cas de sécheresse. L’assuré dispose alors de dix jours pour déclarer le sinistre auprès de son assureur.

Mais les logements ne sont pas les seuls à subir les conséquences des fortes chaleurs. La population en est particulièrement affectée en raison de leurs impacts sur la santé.

Ainsi, avec les professionnels de l’assurance habitation, ceux en charge de l’assurance maladie sont également sollicités lors de ces épisodes caniculaires. Les assurés peuvent notamment compter sur l’assurance santé ou sur les contrats de prévoyance lorsque les conséquences sont plus importantes.


Les agriculteurs se trouvent également parmi les victimes de la canicule. Pour ceux-ci, les professionnels de l’assurance proposent désormais un contrat multirisques climatiques. Les garanties proposées s’appliquent notamment aux grandes cultures comme le blé, le colza, le maïs, le tournesol ou les féveroles, et excluent les cultures fourragères.

Le coût des dégâts en hausse consécutive depuis 10 ans

L’assurance agricole ne semble pourtant pas attirer les agriculteurs qui la considèrent comme insuffisante. Moins d’un tiers d’entre eux l’ont ainsi souscrite.

Mais les assureurs sont probablement sollicités dans d’autres domaines, car depuis quatre ans, ils ont dû verser entre 700 et 900 millions d’euros chaque année pour couvrir les dommages causés par les canicules et la sécheresse. En 2003, ces derniers ont même dû faire face à un coût s’élevant à 2,3 milliards d’euros pour l’assurance habitation.

En dix ans, les coûts des dommages pour les assureurs ont ainsi augmenté de manière considérable et de façon constante. Ceci s’explique par les canicules devenues fréquentes et le manque de pluie.

Et pourtant, pour les années à venir, ces périodes de fortes chaleurs pourront être encore plus récurrentes. Les assureurs prévoient ainsi une hausse systématique des coûts des dommages dans les 25 prochaines années. Ils peuvent même doubler comparés à ceux des 25 dernières années.

Pour cette année, à la suite des derniers épisodes de canicule, les assureurs ont déjà reçu des demandes d’indemnisation. Leur montant est actuellement équivalent à 20 % des primes payées pour les catastrophes naturelles.