Avec le Covid-19, les activités sur le marché français de la colocation se sont infléchies pendant un certain temps. Cependant, actuellement, elles commencent à reprendre de l’intensité, entraînant ainsi une hausse des coûts des loyers. En moyenne nationale, les tarifs ont grimpé de 3,5 % et les plus élevés ont été relevés à Paris.

Dans presque tous les domaines, la crise sanitaire a laissé des traces dans le quotidien des Français. Chez les jeunes, le Covid-19 a notamment entraîné une évolution des critères de recherche de colocation. Selon une étude de LocService, la diminution des dépenses et le tissage de nouveaux liens sont primordiaux. Cette année, un autre souhait non observé dans les trois plus récurrents de 2020 a émergé. En 2021, 3 sur 10 des requérants veulent en effet profiter d'une habitation plus spacieuse.

La plateforme dévoile aussi que cette année, la population active représente 36 % des demandeurs de colocations. Les étudiants, eux, totalisent une part de 58 %.


Une grande accessibilité à Saint-Étienne

L'année dernière, les personnes actives et les étudiants affichaient une proportion respective de 41 % et 55 %. Autre constat révélé par LocService : les moins de 30 ans ont formulé environ huit sur dix des requêtes. Pour précision méthodologique, le site a analysé des propositions et recherches de colocation enregistrées sur les 12 derniers mois. Plus exactement, il a scruté :

  • 6 893 offres ;
  • 6 755 demandes.

Plus largement, le spécialiste de la colocation remarque que c'est à Saint-Étienne que les colocations sont les plus disponibles. Dans la ville stéphanoise, un postulant peut choisir parmi quatre chambres. Trouver un logement offrant ce mode d'hébergement semble également aisé à Nîmes et Amiens. Chaque offre attire moins d'un demandeur. À Limoges et Nice, chacun des requérants peut profiter de deux offres.

À l'inverse, les tensions s'amplifient dans certaines grandes communes de l'Hexagone. Ce qui risquerait de provoquer des incidences sur la filière assurance habitation. Pour les candidats, dénicher une chambre à La Rochelle se montre ardu. Une seule offre y est disponible pour huit demandeurs.

Alourdissement des loyers

Après la cité néo-aquitaine, l'accès se révèle très difficile à :

  • Angers : 3,4 demandes/offre ;
  • Paris, Lyon et Lille : 5 candidats/logement disponible.

Au niveau des loyers, LocService note une augmentation de 3,5 % pour toute la France en un an. En moyenne, les prix, charges comprises, s'établissent à 442 euros/mois. Pour un studio classique, il faut compter 120 euros de plus. Compte tenu de cet écart, la cohabitation reste donc le mode d'hébergement le plus abordable. Cependant, cette moyenne varie d'un secteur à un autre :

  • 715 euros dans la capitale ;
  • 542 euros en Île-de-France ;
  • 392 euros en province.

Concernant le budget des individus à la recherche de colocation, il s'élève à 686 euros par mois en moyenne. Enfin, Richard Horbette note qu'avec la crise sanitaire, le marché relatif à cette solution s'est grandement replié. Cependant, le fondateur de LocService se réjouit :

La demande repart à la hausse maintenant que les étudiants peuvent un peu mieux se projeter vers la rentrée 2021.