Le gouvernement a pu trouver un mode de calcul cohérent pour la réforme des aides personnalisées au logement. L’ancienne méthode ne correspondait plus aux besoins actuels et nécessitait un ajustement. Maintenant que le gouvernement a trouvé une manière équitable de distribuer les aides, il a pu annoncer la date officielle de son entrée en vigueur.

Le nouveau mode de calcul sera effectif à partir du 1er janvier 2021

Plus de reports ! Par la voix de la ministre du Logement Emmanuelle Wargon, le gouvernement a annoncé l'adoption d'une nouvelle réforme concernant les APL (aides personnalisées au logement). Ladite réforme, qui entrera en vigueur au début de l'année prochaine, portera sur le calcul des aides auxquelles les personnes éligibles pourront prétendre.

Jusqu'ici, le montant de l'aide accordée est calculé sur la base des revenus perçus par le ménage à l'année n-2.

À compter du 1er janvier 2021, seuls les revenus de l'année qui vient de s'écouler seront pris en compte dans le calcul.


Le principe est toujours le même, c'est-à-dire que ceux qui présentent un revenu moindre percevront une aide plus importante et inversement.

Dans un contexte de crise sanitaire et économique, cette modification sera salutaire pour bon nombre de ménages qui ont été frappés de plein fouet par le chômage partiel (pour les salariés) et l'arrêt complet de l'activité (pour les professions libérales).

D'après les explications de la ministre, relayées par Le Parisien,

Si une personne seule gagnait 1 000 euros par mois l'an dernier et 1 100 euros cette année, l'aide à laquelle elle pourra prétendre se chiffrera initialement à 77 euros par mois, puis baissera petit à petit pour atteindre 44 euros.

À noter que l'utilisation de cette aide est laissée à l'entière discrétion du bénéficiaire. Elle peut lui servir à rembourser ses mensualités, à payer son loyer ou même à souscrire une assurance habitation.

Autre changement notable, pour les étudiants, l'aide ne sera pas vraiment « personnalisée », puisque le gouvernement souhaite qu'elle soit forfaitaire.

L'économie sera pour plus tard

La première réforme envisagée par l'État pour l'APL avait pour but de faire des économies. Mais les évènements actuels poussent les autorités à venir en aide aux ménages les plus fragilisés par la crise. Au départ, il était question d'une économie se montant à un milliard d'euros.