Depuis le début de la crise sanitaire, les acheteurs immobiliers privilégient les villes moyennes au détriment du centre des métropoles. Cette tendance s’observe dans la plupart des régions, comme en Occitanie, où le cœur des grandes villes est délaissé au profit des zones périurbaines et rurales.

Afflux des acheteurs dans les zones périurbaines et rurales

Les confinements et diverses restrictions imposées par la pandémie de Covid-19 ont modifié les exigences des Français en matière de logement.

Les maisons sont privilégiées, idéalement avec un espace extérieur (jardin, terrasse) au plus près de la nature. Ce besoin explique l'engouement des nouveaux propriétaires pour les zones périurbaines et rurales, où ils peuvent trouver les biens répondant à leurs critères à un prix plus attractif.

En parallèle, l'essor du télétravail a encouragé de nombreux ménages à délaisser le centre des grandes villes puisqu'ils n'ont plus besoin de se rendre quotidiennement au bureau. Ce phénomène a contribué à « l'exode » des citadins. L'inconvénient est que cet afflux de nouveaux arrivants s'est traduit par l'envolée du prix des biens immobiliers dans ces secteurs auparavant beaucoup plus abordables qu'ailleurs.

Il faut en outre tenir compte des autres charges qui incombent aux propriétaires comme les impôts locaux, l'assurance habitation.

Le recours aux comparateurs en ligne est recommandé pour mettre les offres en concurrence et trouver un contrat d'assurance habitation pas cher avec des garanties adaptées aux besoins de chaque ménage.


Impact de la crise sur le marché immobilier occitan

Le cas de l'Occitanie est représentatif de la situation au niveau national. La pandémie a en effet lourdement pesé sur l'activité immobilière à Toulouse et Montpellier, où les prix des logements ont crû de 9 % et 6 % respectivement. Selon les professionnels du secteur,

Le rythme de croissance dans ces deux grandes villes s'est réduit de moitié avec la pandémie.

Au contraire, dans les villes moyennes, l'intérêt des acheteurs entraîne une progression accélérée des prix. À Béziers (Hérault) par exemple, le recul de 2 % des prix observé avant la crise a été suivi entre 2019 et 2021 par un bond de 7,7 %. Un scénario similaire est constaté à Montauban (Tarn-et-Garonne), où la nette diminution des délais de vente constitue la preuve d'une forte demande.

Un autre segment de marché rencontre un franc succès dans la région : les résidences secondaires à la montagne.

À part le littoral et la campagne, un nombre de plus en plus élevé de clients apprécie la possession d'un pied-à-terre sur les sommets pour les week-ends et les vacances. La conséquence est évidemment un enchérissement de ce type de bien.