Face aux dangers multiples liés au changement climatique, la ministre de la Transition écologique Élisabeth Borne a déclaré la prise de mesures destinées aux habitants des localités à risques. Plusieurs dizaines de milliers de personnes vivant sur les zones côtières devront être déplacées au cours des prochaines décennies, le recul du littoral étant inexorable.

Un fonds disponible de 200 millions d’euros par an

Un fonds dédié de 200 millions d’euros ponctionnés sur l’assurance habitation et automobile a été créé pour le déplacement des personnes menacées par les effets de l’érosion côtière. D’après les prévisions des experts, 20 % du littoral est concerné par la remontée du niveau de la mer.

Selon la ministre Élisabeth Borne,

Les permis de construire dans les localités exposées aux risques seront suspendus le plus tôt possible. À terme, seules les autorisations concernant les structures temporaires seront autorisées ».

Parallèlement au fonds Barnier qui permettra le déplacement des Français exposés à l’effondrement de leur logement, des obligations d’information seront imposées aux promoteurs pour que les acheteurs ou les locataires éventuels soient prévenus des risques encourus.


Pour de nombreux sites identifiés, la régénération des forêts ou des dunes sera envisagée.

17 millions de Français exposés aux inondations

Prévus pour durer huit ans, les programmes d'actions pour la prévention des inondations ou PAPI voient leur délai réduit de moitié par la ministre de la Transition écologique.

Pour faciliter le respect du temps imparti, les projets de préservation qui ne dépassent pas 20 millions d’euros pourront désormais être validés directement au niveau des collectivités territoriales. L’État assume par ailleurs la garantie du fonds Barnier pour couvrir les besoins liés aux risques naturels.

Le plan du gouvernement prévoit enfin des mesures coercitives pour la protection du sommet du Mont-blanc, à savoir l’intégration du site sous la protection de la loi Diversité. Dans cette optique, les responsables de la dégradation de l’environnement seront soumis à des sanctions particulièrement sévères.

Et en trois ans, il est envisagé de porter environ le tiers du territoire en aire protégée. Quatre sites ont déjà été identifiés pour être transformés en parcs naturels régionaux.