Les étudiants apprennent à mieux gérer les questions liées au logement en France

Selon une étude récente de l’Unef, le logement représente une charge importante dans le budget annuel des étudiants. Il s’agit d’ailleurs de leur premier poste de dépense. Pour les aider, le syndicat étudiant réalise à chaque rentrée un classement des villes françaises en fonction de leur cherté.

Conformément à sa réputation, Paris reste la plus chère pour les loyers. Le coût du logement à Nanterre est également élevé et tend à s’aligner sur celui de la capitale.

Enfin, Créteil complète le top 3 des villes les plus chères en matière d’habitation pour les étudiants. Ces derniers doivent donc faire preuve de discernement pour pouvoir se loger sans se ruiner.


Les agglomérations les plus chères

D’après l’Unef, les loyers des logements pour étudiants à Paris ont augmenté de près de 5,18 % en seulement une année. Il s’agit d’un phénomène assez logique, car la demande dans le secteur est réellement forte dans la capitale. De plus, le nombre d’étudiants en France ne cesse de croître chaque année.

La région la plus chère cette année reste l’Île-de-France. Les prix des logements étudiants y sont généralement élevés. Ses villes occupent d’ailleurs les 9 premières places du classement. Nice clôt ce top 10 avec un loyer moyen évalué à 590 euros pour les habitations pour étudiant. En revanche, les prix dans cette catégorie sont nettement plus avantageux au Mans, avec ses loyers de 340 euros en moyenne.

Au regard des prix sur le marché, les étudiants choisissent souvent de vivre loin des campus universitaires pour bénéficier de loyers plus abordables. Ainsi, comme le souligne l’Unef, les transports représentent aussi un budget important durant tout le cursus de l’étudiant.

Sur ce point, les Franciliens sont également pénalisés par un forfait de 342 euros par an en moyenne, pour les étudiants non boursiers. À titre de comparaison, la moyenne nationale dans le domaine est établie à 265 euros par an.


En matière de cherté des transports, l’Île-de-France est suivie par Rennes (336 euros), Lyon (320 euros), Lille (302 euros), Bordeaux (236 euros) et Marseille (220 euros). D’un autre côté, Aix-en-Provence et Limoges affichent les prix les plus bas dans ce domaine, avec respectivement 100 euros et 90 euros de forfaits annuels.

Gestion optimale des dépenses connexes

L’assurance habitation étudiant est une question étroitement liée au choix du logement. En règle générale, les étudiants cherchent à concilier deux critères, à savoir un tarif avantageux et une couverture étendue. La solution la plus utilisée pour trouver de bons plans dans le domaine reste le comparateur d’assurance, surtout dans une ville chère.

Grâce à cet outil, il est assez facile d’identifier les différentes offres destinées aux étudiants puis de procéder à un comparatif en se basant sur son profil. Les étudiants privilégient le plus souvent les assurances multirisques afin de bénéficier de meilleures garanties.

Ces formules sont généralement un peu plus chères que les assurances habitations classiques qui couvrent seulement les risques locatifs. Néanmoins, elles permettent de protéger le logement de l’étudiant contre les vols, les bris de glace, les incendies, les dégâts des eaux, etc.

De ce fait, l’assuré peut considérer ses cotisations comme un investissement rentable, même si elles sont plus élevées que les primes de base.


En cas de colocation, il reste possible de souscrire une seule assurance pour l’ensemble des occupants. Cependant, le signataire doit mentionner tous les autres locataires dans le contrat pour les faire bénéficier de la couverture.

Dans ce cas précisément, le rapport qualité-prix de l’offre est nettement perceptible à travers l’étendue des garanties prévues pour le logement et ses occupants.

Quoi qu’il en soit, l’étudiant doit prêter attention aux exigences du bailleur en matière de garanties pour éviter de perdre un logement au profit d’un autre candidat. Il s’agit d’un élément crucial dans la relation avec les propriétaires.