D’après une étude menée récemment par les Notaires de France, les logements qui présentent de faibles performances énergétiques voient leur valeur marchande diminuer de manière notable. Les biens gourmands en électricité et/ou en gaz se vendent ainsi nettement moins cher, notamment dans les zones rurales. Même dans les grandes agglomérations, la différence est sensible.

Moins de répercussions sur les prix des appartements

D’après les résultats de l’enquête,

« Son classement dans les catégories F ou G peut faire baisser le prix d’un logement de 19 % tandis qu’une étiquette A ou B permet de tirer un bon prix, l’étiquette D servant de point de repère ».

D’après le constat des Notaires,

« Les répercussions d’un niveau de consommation énergétique élevé se font moins sentir sur les prix des appartements ».

Tout simplement parce que ce type de bien est généralement situé dans les localités où la demande est soutenue et où les acheteurs ne peuvent pas se permettre de faire la « fine bouche ».


De plus, les acquéreurs potentiels qui envisagent d’acheter un appartement dans les zones urbaines (A et B1) ont tendance à ne pas être trop regardants sur l’étiquette énergétique puisqu’ils disposent de très peu de marge de négociation.

D’autres éléments influent sur l’importance de l’étiquette énergétique des biens

Concernant les tarifs pratiqués sur les maisons, la différence de prix entre les biens classés D, F ou G et celles des catégories supérieures peut aller de 5 % à 13 %, suivant le niveau de tension immobilière de la localité.

Mais en plus des tendances du marché et de la loi de l’offre et de la demande, un autre facteur entre également en ligne de compte dans l’établissement du prix d’un bien : le climat, car les dépenses liées au chauffage et à la climatisation y sont intimement liées.

Le DPE est obligatoire, en revanche l’assurance est recommandée

Le diagnostic de performance énergétique fait partie des documents techniques que le vendeur doit fournir à l’acheteur potentiel.

L’absence de DPE peut entraîner la nullité de l’acte de vente ou la révision à la baisse du prix du logement.

En principe, il n’existe pas d’obligation légale de souscrire à une assurance habitation pour le nouveau propriétaire, en particulier s’il compte occuper son logement.

La souscription à certaines garanties est toutefois recommandée pour couvrir certains risques :

  • responsabilité civile, 
  • dommage aux biens (incendie, dégâts d’eaux...), 
  • garantie contre le vol, 
  • vandalisme et cambriolage.