En collaboration avec Ipsos, l’Association Qualitel a réalisé un sondage pour connaître l’appréciation des Français de leur logement durant le confinement. L’enquête révèle que cette période a démontré l’importance de la qualité d’une habitation pour ses occupants. Par ailleurs, elle a mis en exergue les inégalités en la matière dans l’Hexagone.

L'enquête Ipsos-Qualitel indique que la manière dont les Français ont vécu le confinement a notamment varié selon la zone d'implantation du logement. Selon 65 % des habitants des territoires ruraux, leur demeure était parfaitement adaptée à cette période. Cette part ne s'élève qu'à 47 % du côté des individus résidant dans les grandes agglomérations.

Le confinement a également été vécu différemment par les propriétaires et les locataires. Les premiers ont été 61 % à estimer que leur logement était tout à fait convenable, contre seulement 33 % des souscripteurs d'assurance locataire. Enfin, les avis divergeaient selon que les sondés vivaient dans une maison ou un appartement.

Les défauts de leur logement ont incité certains Français à déménager après le confinement

Seulement 28 % des Français logeant dans un appartement ont estimé leur logement adapté au confinement. Pour ceux qui vivent dans une maison, cette proportion s'établit à 65 %. Outre le type de logement, la surface disponible s'est avérée un critère déterminant de sa qualité.


En effet, à peine 25 % des Français résidant dans moins de 75 m² ont trouvé que leur logement convenait au confinement. Ce chiffre ne tient pas compte des personnes qui habitent dans un studio. Du côté de ceux qui vivent dans plus de 120 m², cette part passe à environ 80 %.

L'absence de cour ou de terrasse, l'exiguïté du logement et l'inexistence d'une pièce pour s'enfermer ont été respectivement citées par 52 %, 49 % et 33 % des sondés ayant considéré leur habitation inadaptée au confinement. En raison du manque d'espace, 41 % des parents avec des enfants en bas âge ont souhaité quitter leur logement après cette période.

De même, les occupants d'appartement ont été 38 % à avoir déclaré vouloir déménager une fois le dispositif sanitaire levé. Les individus qui vivent dans une maison sont trois fois moins nombreux à avoir évoqué un tel souhait.

Enfin, l'envie de déménager a été ressentie par 31 % des Français se trouvant dans l'agglomération parisienne, contre 21 % des habitants des villes moyennes.

Profils des Français qui ont bien et mal vécu le confinement

Après un mois et demi enfermés chez eux, 36 % des Français interrogés dans le cadre du sondage Ipsos-Qualitel ont affirmé être capables de vivre confinés durant encore une longue période sans aucun problème. Il s'agit de ceux qui ont apprécié la qualité de leur logement, notamment des seniors de plus de 60 ans, en couple et possédant leur propre maison dans une zone rurale.


Ces répondants sont ceux qui ont octroyé la note la plus élevée à leur domicile, à savoir 7,2 sur 10. Pour leur part, les sondés qui ont admis commencer à être lassés de leur habitation lui ont attribué une note de 6,7 sur 10.

L'enquête montre également que le confinement s'est soldé par le renforcement de l'attachement de certaines personnes pour leur logement. Dans le détail, 37 % des participants ont avoué avoir adoré être restés chez eux durant la quarantaine.

Quant à ceux qui n'ont pas supporté leurs conditions de logement au cours de cette période, ils totalisent environ 8 millions de ménages, soit 20 % des Français. Parmi ceux-ci, l'on retrouve notamment :

  • 32 % de travailleurs percevant moins de 1 250 euros mensuels ;
  • 29 % d'individus résidant en appartement ;
  • 28 % de jeunes de moins de 35 ans ;
  • 26 % de personnes vivant seules.