126 000, c’est le nombre de logements secondaires recensés dans la capitale française. Parmi eux, plus de 40 % appartiennent à des Franciliens. Ces chiffres sont issus d’une étude réalisée par l’Insee et l’Apur (Atelier parisien d’urbanisme). Plusieurs profils de propriétaires ont également été renseignés. Les résidences appartiendraient à des Français, des Italiens, des Américains ou des Suisses.

L'étude réalisée par l'Insee et l'Apur constitue une grande première. Menée auprès de propriétaires de résidences secondaires dans la capitale, elle permet de mieux appréhender leur profil. On apprend ainsi qu'une grande partie des propriétés est détenue par des Franciliens. Avec eux, il y a également d'autres Français et des étrangers.

L'étude donne aussi des informations concernant l'âge et le niveau de vie des propriétaires, ainsi que la surface des logements. Ces derniers sont majoritairement occupés par leurs propriétaires, mais ce n'est pas le cas de tous. À cet égard, il faut savoir que l'assurance habitation peut être à la charge des locataires.


Près de 20 % de propriétaires étrangers

Sur les 126 000 résidences secondaires recensées, 42,5 % appartiennent ainsi à des Franciliens. Globalement, elles ne sont pas plus grandes que les logements à Paris. 53 % ont une surface inférieure à 40 m². Seulement 42 % des résidences principales à Paris ont une surface identique.

80 500 de ces résidences sont habitées uniquement par leurs propriétaires. 45 500 sont occupés par un autre ménage sur une partie de l'année. Les portraits sont ainsi obtenus à partir des premières catégories de logements.

Selon les chiffres communiqués, 19,5 % des propriétaires sont des étrangers. Les Italiens sont ceux qui affectionnent le plus la vie dans la capitale. Ils sont en tête dans 15 arrondissements. Les Suisses les devancent dans le 17ème arrondissement, les Américains dans le 13ème et le 16ème arrondissements.

Ces étrangers préfèrent notamment les quartiers touristiques. D'une manière générale, ils sont plus jeunes que les Français. 35,5 % (contre 28 % des Français) sont âgés de 40 à 59 ans. Par ailleurs, ils sont attirés par les logements plus spacieux. Aussi, plus de 14,4 % détiennent une résidence ayant une surface supérieure à 100 m², contre 3 à 4 % des propriétaires français.


Une proportion de résidences secondaires en hausse depuis 2012

64 % des propriétaires des maisons secondaires à Paris ont 60 ans et plus. 45 % des propriétaires parisiens se trouvent dans ces tranches d'âge. Ils sont également plus nombreux à avoir une vie de couple sans enfant (42 % contre 24 % des Parisiens).

Concernant le revenu, ils ont une vie plus aisée que les propriétaires classiques. 40 % gagnent plus de 6 700 euros par mois, pour 28 % des propriétaires classiques.

Dans l'ensemble, ces résidences secondaires représentent 9 % du parc immobilier à Paris. Cela équivaut au double de ce qu'il y a en Île-de-France, qui en compte 4 %. Le chiffre serait en hausse depuis 2012. D'ailleurs, Paris n'enregistrait qu'une proportion de 2 % en 1968. Le nombre a toutefois connu une baisse en 2019, mais l'étude a omis d'en faire mention.

Avec ce chiffre, la capitale se classe parmi les villes françaises qui recensent le plus grand nombre de résidences secondaires, devant Bordeaux (3,5 %) et Montpellier (3,2 %). Seule Nice la devance, avec 11 % des logements.

Faut-il rappeler qu'elles restent un problème majeur pour la municipalité. Elles réduisent en effet le nombre de propriétés mises en location. Cela entraine une difficulté d'accès au logement.