Les fraudeurs en ligne sont pleins de ressources et ne semblent jamais à court d’idées quand il s’agit d’inventer de nouvelles techniques d’escroquerie. Et gare à ceux ou celles qui ont le malheur de tomber dans leur piège, car les préjudices peuvent parfois s’élever à plusieurs centaines de milliers d’euros. La dernière trouvaille en date de ces maquignons consiste à usurper l’identité d’un notaire et à détourner tout ou partie de l’argent destiné à payer l’achat immobilier.

La digitalisation : une arme à double tranchant

Presque tous les secteurs d'activité ont franchi le pas de la digitalisation. Le métier de notaires ne déroge pas à la règle.

Le numérique offre à ces officiers publics de multiples avantages. Celui-ci permet :

  • d'alléger leur charge de travail ;
  • d'améliorer le parcours client ;
  • de fluidifier les interactions ;
  • d'accélérer de manière significative les échanges d'informations.

Du partage de documents aux visioconférences, en passant par les outils tels que le comparateur assurance habitation ou bien le simulateur de prêt, les usages sont nombreux et sont définitivement entrés dans les mœurs des professionnels comme des particuliers.


Bien entendu, toute médaille a son revers. L'outil numérique présente des risques. La principale menace reste la vulnérabilité des données. Et lorsque des failles existent, les fraudeurs en ligne ne perdent pas de temps pour les repérer et en tirer profit.

Des particuliers abusés

Chaque jour, des millions de mails sont échangés entre les usagers d'Internet sans que cela suscite la méfiance. Or, en ce qui concerne les fraudeurs qui se font passer pour des notaires, c'est justement par le biais des mails qu'ils ont pu dérober des dizaines de milliers d'euros à leur victime.

Leur mode opératoire consiste à intercepter l'ordre de virement envoyé par la victime à sa banque au moment de régler les frais du notaire. Les margoulins remplacent ensuite les coordonnées bancaires du notaire figurant dans le message par leur RIB. Ce qui va induire en erreur le banquier et l'amener à virer la somme au compte des fraudeurs.

À qui la faute ?

Évidemment, les cybercriminels sont les seuls véritables coupables. Mais généralement, les victimes de ce genre de fraude rejettent la faute à leur banquier, leur reprochant d'avoir fait preuve de négligence.

Selon un professionnel de la cybersécurité,

Dans un cas comme celui-ci, les torts sont partagés. D'un côté, la banque aurait dû pousser plus loin les vérifications de l'identité du destinataire. De l'autre, l'opérateur de la messagerie électronique aurait pu prévenir la victime des éventuelles connexions suspectes.