Des jeunes engagés et en bonne santé qui vivent dans des conditions favorables à leur épanouissement. C’est ce que le gouvernement envisage pour les générations futures. Gabriel Attal, qui exerce en tant que Secrétaire d’État à la Jeunesse, fait le point sur les actions prises en leur faveur et fait part des projets en cours.

Actuellement, les entreprises s'intéressent davantage au niveau d'engagement des jeunes pour des causes qui leur tiennent à cœur, comme l'indique Gabriel Attal. Pour elles, il s'agit d'une garantie que les candidats à l'embauche ont une certaine capacité d'adaptation dans un contexte où les métiers se transforment rapidement. Elles tiennent également à ce qu'ils soient aptes à prendre des initiatives.

Les pouvoirs publics comptent exploiter ce filon. Ils entendent aussi travailler sur l'amélioration des conditions de vie estudiantine, sous la pression des associations étudiantes. Ces dernières ont été alertées par l'incident survenu à Lyon le vendredi 15 novembre dernier.

Promouvoir le sens de l'engagement chez les jeunes

Gabriel Attal a été agréablement surpris en observant les résultats du service national universel (SNU), dont la première phase s'est tenue au mois de juin dernier. Il s'est aperçu que les jeunes ambitionnent réellement de réussir dans la vie et peuvent se montrer dynamiques dans leurs actions, qui découlent elles-mêmes d'un engagement fort. En même temps, cette attitude permet de gagner en estime de soi, affirme-t-il.


Le Secrétaire d'État souhaite que les jeunes manifestent le même dévouement pour les causes environnementales. Dans le même ordre d'idée, cette catégorie de population espère être écoutée dès lors qu'il est question de sujets de société.

Cependant, le gouvernement tient à ce que le sens de l'engagement ne soit pas à l'origine de nouvelles disparités sociales. Cette qualité est plus généralement aperçue chez les familles aisées, à quelques exceptions près.

Lutter contre la précarité étudiante

Nombre de mesures ont déjà été appliquées pour améliorer les conditions de vie des jeunes. Par exemple, en vertu de la loi Orientation et réussite des étudiants (ORE), des centres de santé ont été ouverts au sein des campus.

Quelque 80 000 appartements doivent être construits pour favoriser l'accès au logement, lequel est conditionné par la possession d'une assurance habitation étudiant. Le paiement des bourses en temps et en heure, tout comme l'éradication de la cotisation à l'Assurance Maladie, doit permettre d'augmenter le pouvoir d'achat.

Mais Gabriel Attal reconnaît que davantage d'efforts doivent être fournis. Il avance que les politiques de santé doivent être réorientées. Il aspire d'ailleurs à se pencher prioritairement sur l'accompagnement psychologique des jeunes et à traiter les problématiques rattachées à la santé mentale.

Selon le Secrétaire d'État, ces mesures doivent s'ajouter à celles devant être entreprises pour un meilleur accompagnement social des étudiants, via la simplification des subventions (comme le revenu universel d'activité) par exemple.