Dans la capitale française, le segment de l’immobilier résidentiel fait grise mine du fait de la crise sanitaire. De son côté, l’immobilier professionnel (bureaux, locaux commerciaux…) n’est pas non plus au mieux de sa forme. Le marché immobilier parisien semble malgré tout faire preuve de résilience, tiré notamment par les grandes écoles. En effet, ces dernières sont de plus en plus nombreuses à vouloir s’implanter à Paris ou à agrandir le campus existant.

Les écoles moins prestigieuses en quête de visibilité à Paris

À cause de la crise sanitaire et, par extension, du télétravail, le rythme des locations de bureaux a fortement ralenti dans la capitale. Pour sa part, l'immobilier résidentiel a également enregistré une baisse de la demande. En effet, Paris s'est vidé de ses habitants. En quête de verdure et d'espace, ces derniers se sont éloignés de la capitale pour s'installer dans les villes moyennes.

Pour autant, le marché immobilier parisien dans son ensemble a fait le dos rond face à la crise. Le secteur a notamment été porté par les écoles supérieures. Celles-ci se sont montrées très actives au cours des six dernières années en Ile-de-France, concluant des contrats de bail et lançant de vastes chantiers.

Ce sont surtout les nouvelles écoles en quête de notoriété qui cherchent à s'implanter à Paris, à l'image du Paris School of Business qui serait en discussion avec le groupe Galileo afin d'investir le site laissé vacant par AgroParisTech.

Le Cours Florent ainsi que d'autres écoles privées supérieures ont également manifesté leur intérêt pour le site.


235 000 mètres carrés en 5 ans

Depuis 2016, les « gros contrats » de bail et d'acquisition se sont multipliés en région parisienne pour les écoles supérieures.

Outre les nouveaux arrivants, ce marché est également animé par les établissements déjà en place, mais qui continuent de grandir au fil des années et manifestent le besoin d'élargir toujours plus leur campus.

Au cours des 5 dernières années, plus de 70 transactions supérieures à 1 000 mètres carrés ont été recensées par la société britannique Knight Frank dans la région parisienne, soit un volume total de 235 000 mètres carrés de sites et de locaux.

En plus de maintenir à flot le marché immobilier, les grandes écoles constituent également une source précieuse de revenus pour les compagnies d'assurance. Au cours de cette même période, la simulation assurance habitation est devenue une pratique courante pour les établissements supérieurs, les contrats sur des sites de cette envergure étant trop importants pour être conclus à l'aveugle.