Ces dernières années, les primes d’assurance habitation ont connu une hausse continue. La principale cause est la multiplication et la violence des catastrophes naturelles, entraînant une augmentation de leur coût. D’ici 30 ans, l’ACPR estime que les cotisations pourraient être de 130 % à 200 % supérieures à leur niveau actuel.

Multiplication des catastrophes naturelles dans les prochaines années

Des catastrophes naturelles de plus en plus fréquentes frappent la France avec une violence accrue. Les dégâts occasionnés sont tels, que les assureurs doivent verser aux victimes des indemnisations toujours importantes, de l'ordre de 2 milliards d'euros annuels. Or, la taxe « Catnat » ne représente que 1,7 milliard d'euros malgré sa hausse ininterrompue depuis sa création en 1982. En conséquence, ce régime s'affiche en déficit depuis 2015.

L'avenir s'annonce sombre dans ce domaine. Le changement climatique, que les efforts des différents États ne parviennent pas à contenir, alimente le pessimisme des experts. Aussi bien le GIEC que les assurances disent

S'attendre à une recrudescence des catastrophes naturelles et à une explosion de leur coût.

Hausse inévitable des primes pour compenser les pertes liées aux « Catnat »

Pour compenser ces pertes, un relèvement de la majoration liée aux événements climatiques semble incontournable. De 6 % initialement, la taxe « Catnat » s'élève aujourd'hui 12 % et pourrait grimper à 18 % d'ici à 2025. Résultat, le montant moyen de la prime est passé de 241 euros à 279 euros par an entre 2012 et 2021.


L'Autorité de Contrôle Prudentiel et de Résolution (ACPR) estime que

Les primes d'assurance habitation pourraient doubler d'ici 30 ans dans les départements les plus sévèrement touchés, où les sinistres seraient multipliés par 2, voire par 5.

Ainsi, dès 2022, les experts du secteur annoncent une hausse comprise entre 0,2 % et 3,5 %.

Pour payer moins cher tout en bénéficiant d'une couverture adaptée à ses besoins, il est conseillé de réaliser une simulation d'assurance habitation et de mettre en concurrence les offres de plusieurs assureurs.

Des règles simplifiées pour les victimes de catastrophes naturelles

Si l'assurance habitation est plus onéreuse pour les Français, les pouvoirs publics prennent des mesures pour que les contraintes administratives soient allégées en cas de sinistre provoqué par un événement climatique. L'Assemblée nationale, suivie par le Sénat, a ainsi voté un délai de 21 jours pour la déclaration à l'assureur. En outre, le montant de l'indemnisation tiendra compte des dépenses engagées pour le relogement d'urgence.

La réforme du régime des catastrophes naturelles est complétée par la mise en place de référents locaux en soutien aux élus des territoires frappés par de tels phénomènes. L'objectif : renforcer la prévention face à un risque toujours élevé.