En dépit de la crise, les Français n’ont pas abandonné leur projet immobilier. Ainsi, les prix des biens, qu’il s’agisse d’appartements ou de maisons, ont continué à augmenter en 2020. Les tarifs les plus élevés ont notamment été relevés dans les villes de taille intermédiaire telles que Limoges, Mulhouse ou encore Orléans.

En 2020, les prix dans l'immobilier ont bondi en moyenne de 6,5 %. Contre toute attente, les grandes agglomérations n'ont pas affiché les tarifs les plus chers. En effet, elles ont été devancées par les villes de taille intermédiaire. Les primes d'assurance habitation ont-elles également été plus élevées dans ces dernières ?

D'après les chiffres de SeLoger, la hausse la plus importante des prix au mètre carré a été constatée à Mulhouse. En décembre 2020, elle s'y est élevée à 16,5 % en un an. Suivent Angers et Limoges, qui ont chacune enregistré une augmentation de 16,4 %, puis Orléans, où la progression s'est établie à 16,1 %.


Une hausse de prix liée au manque de stocks

Après les communes de taille intermédiaire, les prix les plus chers en matière d'immobilier ont été retrouvés dans les villes plus grandes et les premières métropoles régionales. Par exemple, les tarifs se sont accrus de 12,2 % en un an à Montreuil. À Metz, la hausse s'est chiffrée à 12,1 %. Elle s'est établie à 11,9 % à Nantes ou encore à 11,8 % à Lyon. Selon SeLoger, la flambée des prix s'explique par la raréfaction des biens disponibles. En effet, dans les moyennes comme dans les grandes villes, l'offre n'arrive pas à satisfaire la demande.

Dans les communes dont le nombre d'habitants est supérieur à 100 000, la progression la moins marquée a été retrouvée à Boulogne-Billancourt. Le prix du mètre carré y a seulement augmenté de 4,3 %. La hausse de tarifs constatée depuis plusieurs années à Bordeaux semble également ralentir. Elle s'est établie à 4,4 % en 2020.

Des projets peu impactés par la crise sanitaire et économique

La Fnaim (Fédération nationale de l'immobilier) estime à 980 000 le nombre de logements anciens vendus en 2020. Ce niveau côtoie les records historiques. Les deux confinements n'ont donc pas empêché les Français de concrétiser leur projet immobilier. En revanche, la crise sanitaire a modifié les priorités des acquéreurs. Ces derniers privilégient désormais plutôt les biens spacieux et dotés d'un espace extérieur.

Concernant les tarifs, les notaires prévoyaient une augmentation de 6,6 % en un an pour les appartements à la fin du mois de décembre 2020. Du côté des maisons, la hausse était estimée à 6,1 %. Ainsi, l'augmentation des prix dans l'immobilier se poursuit en France. Au quatrième trimestre 2019, elle avait déjà atteint 5,2 % en un an pour les appartements, contre 2,6 % pour les maisons. Ces données ont été fournies par l'Insee.