Désormais, les professionnels de santé n’auront plus à parcourir de longs trajets pour se rendre sur leur lieu de travail. En effet, ceux qui luttent en première ligne contre la pandémie de coronavirus bénéficieront d’un logement meublé en toute gratuité. Les bailleurs volontaires peuvent être des hôtels ou des particuliers.

Le coronavirus continue de se propager sur l'ensemble du territoire français. Aujourd'hui, les hôpitaux se remplissent et le personnel soignant est débordé. Face à cette situation, des élans de solidarité se créent en faveur des médecins et des infirmiers.

Les propriétaires dont la demeure est inhabitée peuvent la louer gratuitement en s'inscrivant sur une plateforme dédiée à cet effet. Peuvent-ils toujours compter sur leur assurance habitation propriétaire en cas de sinistre ? Certains appartements et chambres disponibles à la location (y compris pour les individus sans domicile fixe) sont gérés par des groupes hôteliers. Les groupes immobiliers ne sont pas en reste.

Quels sont les principaux acteurs proposant des logements gratuits ?

Parmi les acteurs hébergeant sans contrepartie le personnel hospitalier figurent les membres de l'Union des métiers et des industries de l'hôtellerie (UMIH). Avec le Groupement national des chaînes hôtelières (GNC), cette organisation patronale met à la disposition de ses cibles plus de 20 000 chambres en France.


Le promoteur immobilier Nexity, pour sa part, propose aux professionnels de santé 300 résidences Studea normalement dédiées aux étudiants. Les populations les plus modestes peuvent aussi s'y loger.

Les particuliers disposant de logements vacants sont également sollicités. Si Nexity y travaille encore, le site américain Airbnb a déjà lancé l'outil Appartsolidaire, avec l'appui du gouvernement. Cette solution est incluse dans le programme Open Homes.

Ce dernier consiste à mettre temporairement à la disposition des ménages en situation de précarité des logements gratuits. Les Italiens en constituent les premiers bénéficiaires, sachant que leur pays recense le plus grand nombre de victimes à l'échelle européenne.

Les plateformes et promoteurs paient à la place des soignants

Tous les professionnels et bénévoles mobilisés dans les structures hospitalières et les Ehpad dans la lutte contre le Covid-19 sont concernés. Avec les travailleurs sociaux repérés dans les centres d'hébergement, ils sont actuellement des milliers. Nombre d'entre eux résident loin de lieu de travail. Les sans-abri peuvent aussi bénéficier d'un logement gratuit, comme en témoignent les solutions offertes par le groupe hôtelier Accor. Une quarantaine de ses établissements leur ouvrent leurs portes.

Certaines plateformes accordent une certaine somme aux logeurs volontaires en guise de dédommagement. Par exemple, Airbnb verse 50 euros à ses hôtes à chaque réservation d'appartement. Quant au groupe Nexity, il règle directement les loyers, d'autant plus que les résidences qu'il gère ne lui appartiennent pas. Il n'oublie pas non plus de prendre en charge, pendant un temps limité, la prime d'assurance locataire.