Si la quête d’un bien à louer est un véritable parcours du combattant pour les particuliers. La situation se révèle d’une complexité déconcertante pour les étudiants, qui cherchent désespérément un toit avant la rentrée de septembre. Alors que certains chanceux parviennent à se voir attribuer un logement du Crous, ces places sont extrêmement convoitées.

Immobilier : le calvaire des étudiants en quête d’un bien à louer

En 2022, d'après les données du site d'information l'Étudiant, plus de 350000 demandes ont été enregistrées pour seulement 173000 logements Crous disponibles. Le reste des étudiants doit donc se rabattre sur le marché locatif privé qui est malheureusement sous tension à cette période de l'année.

Une diminution de 17 % des locations

D'après les données de l'observatoire Clameur, les appartements d'une ou deux pièces ne sont disponibles en moyenne que pendant 15 jours sur les plateformes d'annonces. En réalité, bon nombre de biens trouvent preneur encore plus rapidement.

Or, le marché locatif actuel peine à se renouveler»,

Analyse Laëtitia Caron, directrice générale de PAP – Particulier à Particulier. Les locations ont chuté de -17 % par rapport à 2022, tandis que la demande connaît une augmentation de +12 % sur la même période.


Cette situation s'explique par une perturbation du parcours résidentiel. En effet, les jeunes qui entrent sur le marché du travail ont du mal à réaliser leur rêve d'accession à la propriété avec la hausse des taux d'intérêt. Ils continuent ainsi de louer leur appartement. Le marché de la location est pénalisé faute de nouveaux biens disponibles.

La compétition devient féroce entre les étudiants et les aspirants primo-accédants, car ils convoitent le même type de logements, soit des petits espaces ou des logements de trois pièces pour la colocation.

À noter qu'en tant que locataires, les étudiants sont tenus de souscrire une assurance habitation.

Les nouvelles restrictions compliquent la recherche de logements

Les nouvelles mesures restrictives mises en place suite à l'application de la loi Climat et résilience ne font qu'aggraver la situation.

Depuis janvier 2023, la mise en location des logements les moins performants sur le plan énergétique, classés G et F au diagnostic de performance énergétique (DPE), n'est plus possible.

Face à ces contraintes, certains propriétaires préfèrent vendre leurs biens, faute de moyens pour effectuer les rénovations nécessaires.

Selon Laëtitia Caron, «tous ces défis accentuent davantage la galère des étudiants à trouver un logement».

Laëtitia Caron


Pour se démarquer, la directrice générale de PAP recommande aux candidats de susciter la confiance du propriétaire en faisant bonne impression lors de la visite d'un appartement.

Si possible, il est préférable d'entamer les recherches rapidement. Une nouvelle offre baptisée «locathèque» est disponible sur PAP pour simplifier les démarches.

A retenir
  • La quête d'un logement pour les étudiants est parsemée d'embûches considérables.
  • Le marché locatif privé est de plus en plus tendu en raison de l'affaiblissement du renouvellement du parc et des nouvelles restrictions liées à la loi Climat et résilience.