Au sortir du confinement, les Français étaient nombreux à exprimer leur envie de changer d’air, de déménager dans un logement plus spacieux et, dans l’idéal, avec un espace extérieur et de la verdure. Ce désir est d’autant plus fort en ces temps où le thermomètre affiche des températures record. Après la pandémie, la canicule vient bouleverser les habitudes.

Les villes côtières plus prisées que jamais

Bien avant la crise sanitaire, les villes côtières de l'ouest de la France étaient déjà très prisées par les candidats à l'accession, de même que celles du Sud. Mais en ces temps de canicule, les localités comme Marseille ou Nice ne font plus partie des destinations privilégiées, alors que l'intérêt pour les villes bretonnes telles que Rennes ou Brest ne fait que grandir.

De même, non loin de là, en Nouvelle Aquitaine ou encore à Nantes, la demande ne cesse de s'intensifier. Ayant longtemps figuré en haut du classement des villes les plus prisées et les plus chères de France, Bordeaux perd aujourd'hui en popularité, toujours pour des raisons météorologiques (épisode caniculaire).


Des villes comme Marseille ou Nice sont également pénalisées par la forte chaleur. Mais les acquéreurs potentiels hésitent aussi à y élire domicile à cause de l'insécurité qui y règne. Le prix d'achat élevé, auquel s'ajoute une assurance habitation qui risque de coûter cher, a fini par dissuader les porteurs de projet de s'établir dans ces villes qui ont connu leurs heures de gloire du début des années 60 à la fin des années 90.

Avec la canicule, d'autres critères viennent s'ajouter dans les recherches de logement

Les porteurs de projet qui venaient de passer le confinement en appartement exigu voulaient trouver une maison individuelle, assez éloignée du centre-ville tout en étant proche des commodités habituelles (commerces, écoles, centres de soin…), avec un espace extérieur et une bonne couverture réseau (pour le télétravail).

À cette longue liste se rajoute désormais la bonne isolation, du fait de la hausse de température. Déjà très peu plébiscités, les logements situés en rez-de-chaussée ou sans balcon devraient être encore plus impopulaires. Par contre, les maisons bien isolées, aussi bien adaptées aux rudes hivers qu'aux étés caniculaires, pourraient voir leur prix flamber.