Le Liban semble actuellement mis au tapis. La pandémie n’est qu’une partie des préoccupations des dirigeants et de la population. Depuis plusieurs années maintenant, ces derniers sont empêtrés dans une crise économique sans précédent. Une crise provoquée par la dévaluation de la monnaie nationale, la guerre civile qui ravage le pays, mais également par la corruption dans les hautes sphères du pouvoir. Le secteur de l’immobilier est le premier à en pâtir.

Les professionnels de l'immobilier sont loin de voir le bout du tunnel

Au Liban, le secteur immobilier est confronté à une crise sans pareil. La demande est aujourd'hui quasi inexistante, aussi bien du côté des aspirants à la propriété que des candidats à la location.

De trop nombreux biens (résidences, locaux commerciaux et bureaux) restent vacants. Le recours au comparateur d'offres, les recherches de local à acheter ou à louer ou encore la souscription d'assurance habitation en ligne se font de plus en plus rares.

Cet attentisme ne concerne pas que les Libanais résidant dans le pays. Les expatriés connaissent également de grandes difficultés qui les empêchent de devenir des acteurs influents d'un marché à l'agonie.


Un agent immobilier français exerçant dans le pays affirme qu'il a aujourd'hui plus d'une centaine de biens qui ne trouvent pas preneur, que ce soit pour la vente ou pour la location.

Ce professionnel a identifié les raisons de cette désertion des potentiels acheteurs :

  •  des infrastructures désormais vétustes ;
  •  la difficulté d'accès à l'électricité et à l'eau potable qui s'accentue de jour en jour ;
  •  l'instabilité politique et la corruption qui sévit dans les plus hautes sphères du pouvoir.

Même le centre-ville de Beyrouth qui regorge de nombreuses constructions neuves (des résidences, des bureaux, des boutiques ou encore des restaurants) se retrouve aujourd'hui délaissé.

Le salut pourrait-il venir des Étrangers ?

Avec la devise libanaise qui a connu une dévaluation de 90 % en trois ans, bon nombre de Libanais sont tombés dans la précarité. À cause de cette situation, une part importante de la clientèle se trouve dans l'incapacité d'acheter ou de louer.

Les agents immobiliers tentent alors de séduire les investisseurs étrangers, mais le contexte politique, économique et sociale du pays constitue un critère rédhibitoire pour ces derniers. Pour le moment, de l'étranger, le Liban ne reçoit que les aides humanitaires.