Avant la crise, de nombreux investisseurs souhaitaient acquérir un studio ou un deux-pièces à Paris. Il s’agissait à l’époque des types de logements les plus recherchés par les éventuels locataires. La crise sanitaire a changé la donne et les petites surfaces sont de moins en moins prisées. Pour preuve, leurs prix sont en chute libre, à l’inverse de ceux des maisons.

Une période peu propice à la location

Dans la capitale, la tendance n'est clairement plus aux petites surfaces. Les périodes de confinement ont fait en sorte que les ménages ne souhaitent plus, dans la mesure du possible, vivre dans des espaces exigus.

Ce changement de contexte influe surtout sur l'investissement locatif puisque les studios et deux-pièces n'attirent plus autant les investisseurs.

Conséquence immédiate, le prix de ces logements, plus particulièrement dans Paris intra-muros, évolue continuellement à la baisse. Ce phénomène n'a plus été observé dans la capitale depuis 10 ans.

Autre conséquence directe de la crise sanitaire sur le marché de la location à Paris, la fermeture des frontières (et donc l'absence des vacanciers) a plombé les locations saisonnières de type Airbnb.

Par ailleurs, outre la baisse de la demande, les investisseurs en locatif sont sous pression face aux exigences élevées du nouveau DPE.

Pour rappel, les bâtiments notés « G » vont être interdits à la location à partir de 2025. Le gouvernement va même plus loin en excluant du marché de la location les résidences notées « F » d'ici 2028.

Enfin, l'encadrement des loyers refroidit aussi considérablement l'enthousiasme des investisseurs.


Les maisons en petite couronne : le nouveau filon des investisseurs

Idéalement, investir dans la pierre en région Ile-de-France signifie aujourd'hui se positionner pour une acquisition de maison en petite couronne.

Les prix des maisons progressent ainsi rapidement dans des départements, comme les Hauts-de-Seine (+2,9 % en un an), Seine-Saint-Denis (+4 %) ou encore le Val-de-Marne (+5,6 %).

Le prix des appartements observe aussi une tendance haussière, mais à un rythme beaucoup plus lent.

Pour reprendre l'exemple des départements franciliens cités ci-dessus, les prix des appartements ont bondi :

  • de +0,9 % dans le 92 et le 93 ;
  • et de +2,6 % dans le 94.

À noter qu'en plus de la comparaison des prix lors de la recherche du bien à acquérir, procéder à une simulation assurance habitation s'avèrera aussi utile pour évaluer le budget à prévoir.