Les effets de la pandémie de coronavirus ont lourdement impacté les différentes industries. Principale ville de l’aéronautique de l’Hexagone, Toulouse subit actuellement les retombées de l’interruption des activités des usines locales. Le domaine de l’immobilier est d’ailleurs frappé de plein fouet. Les prix de vente sont en recul et les taux d’emprunt risquent de repartir à la hausse, d’après les analyses d’un professionnel du secteur.

Les taux de crédit restent attractifs malgré une légère hausse

Les demandes de crédit ont chuté de deux tiers pendant les mois de mars et avril, toujours d’après cet expert du domaine. Mais l’activité semble avoir redécollé après le déconfinement. Le nombre des demandes égalise presque celui d’avant la crise. Il explique la situation par le maintien des taux d’emprunt très bas.

Nonobstant une remontée sensible des taux depuis la fin du confinement, ils demeurent particulièrement attractifs pour les particuliers. Par exemple, le taux moyen d’un prêt sur 20 ans a gagné 0,13 point (de 1,12 % à 1,25 %) et celui sur 25 ans, 0,02 point (de 1,38 % à 1,40 %).


Et il semble bien que les conditions de financement immobilier toujours favorables pour les futurs acquéreurs.

Les conditions de prêt se durcissent

Dans un contexte incertain, la prudence est de mise pour les établissements prêteurs. Ils privilégieront les meilleurs profils. L’octroi des financements dépend des risques financiers que présente chaque demande.

Pour rappel, les banques proposent aussi des offres d’assurance habitation pouvant être incluses dans le dossier de prêt.

Les emprunteurs ayant des difficultés à rembourser leur crédit immobilier à cause de la crise (baisse ou perte des revenus) peuvent bénéficier d’un moratoire sur le paiement des échéances des mensualités sur des durées comprises entre 1 et 18 mois maximum, si cette clause a été convenue dans le contrat.

Sinon, ils ont aussi la possibilité de recourir à la modularité d’échéance pour allonger la durée du prêt sans changer les conditions de taux.

Tendance baissière pour les prix de l’immobilier

Le professionnel du secteur estime que

Les effets de la crise sur le marché immobilier se feront encore sentir pendant quelques mois.
Comme le tiers des clients travaillent dans le secteur de l’aéronautique (Airbus ou sous-traitants), la chute de l’activité de la filière va influer sur les décisions d’achat et de vente des différents acteurs,

a-t-il expliqué.

Les propriétaires devenus chômeurs pourraient être tentés de vendre leur bien pour en louer un autre. Pour le moment, les demandes sont plus importantes que les offres à Toulouse. Une situation qui pourrait inciter les propriétaires à vendre et impacter par la même occasion les prix. Le repli reste modéré, estimé entre -5 % et -10 %. En tout cas, un effondrement des prix est à exclure.