Dans la capitale française, réputée pour son prix immobilier exorbitant avec une moyenne avoisinant les 10 000 euros par mètre carré, la mairie a mis sous surveillance 245 immeubles en raison de leur risque de dégradation. Ces habitations délabrées sont inégalement réparties sur le territoire de Paris intra-muros.

Les 18e et 19e arrondissements de Paris sont les plus touchés

Au cœur de Paris, 245 immeubles dans un état de délabrement avancé pourraient voir leur assurance habitation exploser. En effet, ces logements insalubres viennent d’être classés par la Mairie comme « à risques » ou « à surveiller », suite à un travail de recensement mené par l’Atelier parisien d’urbanisme (Apur).

Plusieurs facteurs peuvent rendre un habitat à risque, à savoir :

  • la multiplication des petites surfaces en location ; 
  • l’insalubrité ; 
  • l’accumulation de factures d’eau impayées ; 
  • le taux de plomb au-dessus de la normale ; 
  • un nombre anormalement élevé d’interventions de pompiers.

La majorité des biens immobiliers à risque sont situés dans le 18e arrondissement, avec 68 immeubles référencés.


Le 19e arrondissement en compte 41. Les arrondissements voisins du 17e et du 20e ont respectivement 29 biens à risques identifiés. En queue de peloton de ce classement, les 6e et 8e arrondissements n’en comptent aucun.

Encore du chemin à faire malgré les travaux d’amélioration aidés

Parmi les 245 immeubles identifiés, 96 ont déjà bénéficié d’une aide pour lutter contre l’habitat indigne, tandis que 149 sont de nouveaux immeubles.

Parmi les habitats à risque, 42 bâtiments sont des copropriétés ayant déjà été incluses dans le plan d’éradication des habitats insalubres menés entre 2002 et 2010.

Au total, 1 000 biens ont été concernés par cette aide à l’époque, mais cela n’a pas empêché la dégradation du parc.

La grande majorité des immeubles identifiés sont des copropriétés, qui représentent 78 % du total. En effet, seuls 54 habitats à risque appartiennent à une seule personne.

Malgré un nombre encore trop élevé de biens à risque, les chiffres évoluent positivement, avec une baisse des sites à surveiller entre 2017 et 2018, passant de 276 à 245.

En 2014, la mairie a répertorié jusqu’à 347 immeubles dégradés. Chaque syndic de ces biens surveillés a reçu une lettre de rappel à l’ordre.