Une étude a permis de mieux appréhender ceux qui intéressent les jeunes en termes de logement. Elle a été réalisée par la Fédération des promoteurs immobiliers (FPI), en collaboration avec le cabinet Deloitte. Elle révèle l’attrait de la jeune génération pour le neuf. Une préférence affirmée suite à la crise du Covid-19 qui a aussi fait naître de nouveaux besoins.

Le confinement a changé les attentes des jeunes vis-à-vis des logements neufs. C'est ce que révèle l'étude menée par la FPI. Elle a été menée auprès de 600 étudiants et jeunes actifs français âgés de 20 et 30 ans.

Les résultats dénotent une préférence d'autant plus prononcée pour les logements neufs suite au confinement. Les priorités ont également changé avec la pandémie. Ils sont plus ouverts au partage et cherchent à vivre plus près des espaces verts. Ils sont plus attentifs à la surface de leur habitation. Ils sont prêts à mettre le prix nécessaire pour faire l'acquisition du bien voulu incluant naturellement celui de l'assurance habitation.


Vivre en communauté devient indispensable

Pour 74 % des jeunes interrogés, la mixité sociale représente désormais un avantage. Ainsi, ils ne trouvent aucun problème à partager tout ce qui n'a pas un rapport avec l'intimité. Cela peut être une pièce à vivre, un potager en ville, une cuisine ou une terrasse.

Ce changement peut s'expliquer par les sensations éprouvées pendant le confinement. La crise sanitaire a éloigné certains de leur famille ou leur ont fait ressentir le manque d'espace dans leur logement.

Cela dit, pour beaucoup, acquérir une résidence individuelle reste l'idéal, et c'est toujours le cas même après le confinement. Les critères de sélection ont toutefois changé.

Auparavant, les jeunes s'orientaient davantage vers les villes moyennes, ayant plus de 10 000 habitants. Ils souhaitaient également se loger à proximité du centre-ville, de leur bureau, des moyens de transports et de la nature.

Une préférence pour les petites villes

L'étude révèle que dorénavant, la majorité (77 %) se voit vivre dans une petite ville. Un village comptant moins de 10 000 habitants leur convient également. Auparavant, la proximité du lieu de travail et des commodités était un critère essentiel. Désormais, être proche d'un espace de coworking ou de télétravail est devenu un critère secondaire.


Les jeunes renoncent également à la nature et préfèrent habiter près des espaces verts.

D'après cette étude, de nombreux défauts jamais constatés auparavant se sont révélés avec la pandémie du coronavirus. Certains ont subi les conséquences d'un logement peu spacieux acquis à prix raisonnable. D'autres ont fait les frais de la promiscuité ou d'une habitation dans une ville dense.

Dans ce contexte, le coût reste le premier critère de choix. En raison des investissements que requiert l'achat d'un logement neuf, certains se tournent plutôt vers l'ancien.

Faire des compromis pour acquérir un logement neuf

Cela dit, la majorité (60 %) préfère acheter un logement neuf. Ils accepteraient même de perdre quelques mètres carrés en surface commune afin de faire baisser le prix. D'autres ne voient pas d'inconvénients à s'éloigner d'un espace vert plus vaste ou d'utiliser des matériaux qui ne sont pas biosourcés..

36 % des personnes interrogées se seraient davantage intéressées au logement neuf suite à la pandémie. Pour 20 % d'entre elles, c'est un gage de qualité et de confort. 20 % feraient ce choix pour éviter les travaux. Enfin, pour 17 %, l'avantage du neuf réside dans la possibilité de le personnaliser.

L'acquisition d'un logement est primordiale pour 94 % des jeunes interrogés. Selon eux, elle garantit avant tout leur sécurité dans un avenir rempli d'incertitudes. Ils la voient également comme un investissement et un symbole de réussite sociale.