D’après les notaires, durant la seconde partie de 2021, le nombre de transactions immobilières a un peu reflué en Île-de-France. Grâce aux ventes en grande et petite couronne, la région a cependant réalisé une année toujours nettement dynamique. Signe de cette situation, les délais de ventes se sont raccourcis dans presque toute cette zone.

Partout en Île-de-France, à l'exception de Paris, l'agence immobilière Century21 constate qu'en ce moment les logements se vendent plus rapidement. Quand ils souhaitent en visiter un, plusieurs acheteurs craignent parfois d'arriver trop tard, le marché affichant une grande dynamique. En témoigne la diminution du nombre de biens commercialisés, observée par le syndicat des professionnels de l'immobilier. D'après lui, au cours de l'an passé, les annonces se sont contractées de 6 % dans la Ville Lumière. En parallèle, elles ont augmenté dans la région francilienne. Le président de la Fédération Nationale de l'immobilier, Jean-Marc Torrollion, souligne toutefois que cette diminution ne traduit pas l'insuffisance d'annonces.


La crise a transformé la demande

D'après lui, elle peut aussi résulter d'un réflexe des propriétaires de :

[…] Se retirer du marché en attendant des jours meilleurs.

Une stratégie qui se répercutera sur le nombre de recours de tout site comparateur assurance habitation. La FNAIM a aussi souligné que dans un contexte favorable à l'inflation :

[…] L'immobilier est un actif qui les protège et intéresse ainsi les Français. Et la crise a profondément modifié le marché et la demande, au profit des zones rurales ou périurbaines et des maisons.

Ensuite, la suspension du redressement des prix que les notaires ont relevée reflète la saisonnalité du marché parisien. En effet, l'activité se révèle en général plus agitée en hiver qu'en automne. Ces professionnels pensent cependant que dans la capitale française, selon les analyses des contrats préparatoires :

De février 2021 à février 2022, les prix des appartements n'augmenteraient plus que de 1%. […]

Les hausses, précise-t-on, restent plus faibles en première couronne (+1,7 %) qu'en seconde couronne (+4 %). Dans le même temps, la progression annuelle des coûts des maisons continuerait dans sa montée. Le mois qui vient, elle s'établirait à :

  • +6,4 % en seconde couronne ;
  • +6,1 % en première couronne.

En revanche, cette évolution se révèlerait moindre comparée à celle enregistrée en octobre dernier.

L'activité a baissé d'environ 2 % entre août-octobre 2021

Paris attire à nouveau certains acheteurs, avec la pierre qui se négocie en moyenne à 10 700 euros au maximum. Malgré tout, seules certaines catégories d'acquéreurs peuvent s'y offrir une habitation :

  • Ceux possédant un apport extrêmement conséquent ;
  • Les retraités ;
  • Les cadres.

Sur ce point, ce tarif doit être mis en balance avec la moyenne dans la région francilienne. Celle-ci atteint les 6 830 euros/m². Un coût qui cache derrière elle d'énormes écarts selon les types de bien et les départements. Entre août et octobre 2020 et la même période de l'an dernier, il s'est alourdi de 1,6 %.

Enfin, le secteur immobilier a réalisé une année extraordinaire en 2021. Pour autant, la période entre août et octobre s'est distinguée par un relatif allègement de l'activité en Île-de-France. Les notaires y ont remarqué une réduction de l'activité avoisinant les 2 %, comparativement à 2020. Dans cette collectivité, ces spécialistes ont ainsi totalisé 44 010 transactions dans le même intervalle.