Le Covid-19 a mobilisé toutes les instances sanitaires et politiques qui ont essayé de limiter les retombées de la pandémie sur la population. Malgré tout, les citoyens ont ressenti les effets de la crise sanitaire sur leur quotidien. Au Québec, les locataires font notamment partie des premiers concernés. Le point sur ce sujet.

Alors que le nouveau coronavirus sévit, 37 % des locataires ne disposent pas d'assurance habitation au Québec. La crise sanitaire les expose pourtant à des risques sans précédent. De plus, les scientifiques n'envisagent aucun vaccin avant l'été 2021 au plus tôt. Il est donc indispensable de prendre des mesures à cet effet.

La plupart du temps, les locataires pensent être couverts par les contrats d'assurance souscrits par leur propriétaire. Or, la protection qu'ils offrent reste limitée. Les occupants du logement sont donc susceptibles de tout perdre en cas de sinistre. Ainsi, ils doivent de se prémunir de ces éventualités non négligeables pour éviter les dommages irréparables.


Quels sont les changements impliqués par le télétravail ?

Au Québec comme ailleurs, le télétravail doit être signalé à son assureur. Cette pratique modifie en effet les risques associés. Néanmoins, elle influe rarement sur les primes ou les termes du contrat. Par exemple, certaines garanties prévoient un plafond pour les valeurs assurées. Cette mesure concerne notamment les vélos, les trottinettes et les logiciels. En revanche, elle ne s'applique pas aux équipements informatiques.

Par ailleurs, la protection risque de baisser si le télétravailleur utilise son PC dans son chalet de vacances. Certes, cette circonstance peut être prise en compte dans le contrat d'assurance. Cela dit, la police en question se limite souvent aux valeurs définies par les garanties.

De plus, les assureurs dépassent rarement le seuil des 10 % pour les indemnisations. Ce taux de prise en charge porte particulièrement sur les biens volés ou ayant fait l'objet d'un sinistre.

Une protection indispensable pour les locataires

De nombreux Québécois considèrent que l'assurance locataire est trop onéreuse. Leurs primes annuelles s'établissent en moyenne à 292 dollars. Ce chiffre a été communiqué par le BAC (Bureau d'assurance du Canada).

En guise de comparaison, un sinistre engendre un coût de 6 327 dollars en moyenne pour un locataire. Dans les cas extrêmes, les dégâts peuvent impliquer des dépenses dépassant le million de dollars. S'il ne dispose d'aucune couverture, l'occupant du logement risque de payer lui-même les réparations.

Ainsi, la souscription d'une protection ne doit pas être négligée. Cette précaution concerne aussi bien une résidence principale qu'un chalet. Pour faire des économies, les clients ont la possibilité de contracter une offre pour chaque bien chez le même assureur. Par ailleurs, le BAC conseille aux locataires d'inventorier leurs biens avant de signer une couverture. Les intéressés peuvent également les prendre en photo et scanner les factures en attestant l'achat.