Pour bien des raisons, la crise sanitaire a grandement impacté le marché de la location à Paris. La Ville Lumière a vu ses loyers reculer, doucement, mais surement. Heureusement pour les propriétaires bailleurs, cette méforme commence à s’estomper et le loyer repart à la hausse, du moins en ce qui concerne les logements meublés.

L'offre n'arrive pas à suivre

Au plus fort de la crise, à cause du confinement, bon nombre de travailleurs et d'étudiants ont déserté la capitale, entraînant une vacance locative conséquente. Ajoutée à cela la fermeture des frontières qui a donc interrompu le flux de touristes et de vacanciers, principaux clients des logements en location saisonnière (de type Airbnb). L'offre étant largement supérieure à la demande, le loyer ne pouvait qu'évoluer à la baisse.

Aujourd'hui, le retour à la normale est en train de s'enclencher, ce qui est synonyme de retour des étudiants et des travailleurs. Les touristes ont également effectué leur « come-back ».

La problématique a alors changé de nature. Désormais, ce sont les logements à louer qui viennent à manquer et le prix du loyer recommence à observer une tendance haussière.

Ce retournement de tendance est surtout perceptible dans la location de logements équipés.

D'après les chiffres communiqués par un professionnel du secteur, en comparant le loyer pour cette catégorie de biens dans la capitale à la fin du 4e trimestre 2021 à celui de la fin du premier trimestre 2022, une progression de +1,6 % a été constatée. Mieux encore, sur une année glissante, la hausse du loyer pour ce type de bien est évaluée à +5,8 %.


Toujours plus d'espaces

Avant la crise, les studios arrivaient en tête des logements les plus recherchés par les locataires parisiens. Ce type de bien convient d'ailleurs le mieux aux étudiants.

Mais là encore, un changement de tendance s'est opéré et ceux-ci n'ont pas (ou plus) vraiment la cote.

Les potentiels locataires sont aujourd'hui plus enclins à effectuer une simulation assurance habitation pour un logement beaucoup plus grand.

L'adoption du télétravail y est pour beaucoup, les locataires souhaitant disposer d'espaces distincts pour leur vie privée et leur activité professionnelle.