Sur fond de crise sanitaire et de conflit russo-ukrainien, les ménages européens font actuellement face à une accélération de l’inflation. Celle-ci se caractérise par la flambée des prix de l’énergie. Mais déjà confrontés à la cherté du coût de la vie, les ménages français risquent de se heurter à d’autres mauvaises surprises, notamment en ce qui concerne les loyers, lesquels devraient également grimper de manière significative.

Un indice de référence qui caracole

Pour dresser des prévisions quant aux comportements du marché, les observateurs s'appuient sur différents indicateurs. Parmi ceux-ci figure le loyer, dont la tendance est actuellement à la hausse. En effet, celui-ci a bondi de +2,48 % au dernier trimestre. Il faut remonter en 2008 pour trouver trace d'une hausse similaire.

Cette augmentation de l'indice de référence se répercutera donc de manière quasi inéluctable sur les loyers et les observateurs anticipent déjà une progression de +2,5 % en moyenne.

À titre d'exemple, ils ont pris le cas d'une employée dont le revenu net s'élève à 1 400 euros par mois et qui réside en Seine-et-Marne. Si la hausse se confirmait, celle-ci devrait débourser 11 euros supplémentaires par mois ; une situation qui risque d'être insoutenable pour cette classe de la population.


Quand le télétravail fait grimper la facture

La crise sanitaire et l'essor du télétravail ne sont pas étrangers à cette hausse. En effet, l'indice de référence dépend en partie de l'inflation, mais aussi des coûts des constructions et des travaux d'entretien.

Avec le télétravail, l'employé accomplit son activité professionnelle dans sa résidence. Ce qui occasionne plus de travaux d'entretien. Le travail à domicile a également amené les locataires à se tourner un peu plus vers les meublés, plus chers que les appartements loués à nu.

Plus que jamais, les locataires ont intérêt à user de toutes les astuces pour réduire leurs charges. L'une de ces pistes envisageables consiste à contracter une assurance habitation en ligne, un service réputé moins onéreux que la souscription d'un contrat auprès d'une agence physique, sans parler du gain de temps avec l'absence de déplacement.