Pour les habitations parisiennes non-meublées, les loyers se sont étendus de 1,1 % en 2020, comparé à 2019. Par rapport à 2018, où les experts ont enregistré un taux de +1,8 %, cette évolution reste plus contenue. Une conséquence de la crise sanitaire et de l’encadrement à nouveau des loyers depuis juillet 2019.

Comparé aux années antérieures, Paris connaît en 2021 une plus faible montée des loyers à la relocation. Pour information, cette dernière désigne l'étape où un nouveau preneur est accueilli dans une habitation. En détail, l'évolution était estimée en 2019 et 2020 à 3,4 % et 4,1 %, contre 2,3 % cette année.

D'après l'Observatoire des loyers de l'agglomération parisienne (OLAP), ces valeurs reflètent le pouvoir régulateur du plafonnement des loyers. Un dispositif qui a fait son retour dans la capitale depuis le 1er juillet 2019. L'OLAP concède toutefois qu'isoler ce caractère modérateur des conséquences de la pandémie sur le marché de la location s'avère compliqué.


Les accroissements illégaux se sont développés

Ceci sachant que les étudiants ont loué moins de logements durant la crise sanitaire. Une conjoncture qui a notamment compromis l'activité des comparateur d'assurance habitation.

De nombreuses relocations ont débouché sur une progression au-delà de l'IRL ou Indice de référence des loyers. Parmi celles-ci, 51 % s'expliquent par des raisons autres que des travaux d'envergure dans la Ville Lumière. Par rapport à 2019, cette part des crues dénuées de motifs légalement valables traduit une hausse de 9 points.

Dans le reste de l'unité urbaine de Paris, les loyers à la relocation ont davantage augmenté que dans la capitale. Cette tendance contraire à celle des années antérieures se manifeste par une accentuation de :

  • 2,8 % en grande couronne ;
  • 4,4 % en petite couronne, c'est-à-dire le palier le plus important depuis huit ans.

En région francilienne, le plafonnement des loyers a été adopté depuis début juin 2021 à 9 villes. Celles-ci portent sur :

  • Villetaneuse ;
  • Stains ;
  • Saint-Ouen-sur-Seine ;
  • Saint-Denis ;
  • Pierrefitte-sur-Seine ;
  • La Courneuve ;
  • L'Île-Saint-Denis ;
  • Épinay-sur-Seine ;
  • Aubervilliers.

Une grimpée un peu plus appuyée en petite couronne

À Paris, le dispositif a été imposé depuis 2015. Cependant, en décembre 2017, il avait été suspendu par une décision de justice jusqu'en juillet 2019. À cette date, il a été à nouveau appliqué. Ainsi, les détenteurs de logement dans la capitale sont, depuis, tenus de se conformer à la réglementation y afférente. Celle-ci interdit au bailleur d'accroître le loyer au-dessus de l'IRL lorsqu'il offre son bien à un nouveau preneur. L'an dernier, cet indice a été fixé à 0,8 % en moyenne. Néanmoins, deux exceptions autorisent au propriétaire à dépasser cet IRL :

  • Le loyer a fait l'objet d'une sous-évaluation dans le passé ;
  • L'intéressé a réalisé de grands travaux.

D'après l'OLAP, le coût des loyers parisiens a crû plus modérément l'année dernière en raison :

  • Du contexte pandémique ;
  • De la réinstauration de l'encadrement des loyers.

Comparé à l'année précédente, les non-meublés témoignent d'une progression de 1,1 % sur tout l'exercice 2020. En 2018 et 2019, ce taux s'établissait respectivement à 1,7 % et 1,8 %. En grande couronne (+1,2 %) et en petite couronne (+1,4 %), la hausse se montre légèrement plus prononcée.