Selon une étude réalisée par SocioVision, 31 % des ménages disposent d’une télévision connectée. Quant aux autres appareils connectés, ils ne sont pas particulièrement plébiscités. Pour établir ce constat, l’expert en études de marché a mené une enquête auprès d’un échantillon de 1 500 individus représentatifs de la population. La situation change-t-elle lorsqu’il est question des prestations à domicile ?

Désireuses d'améliorer le quotidien des familles, certaines entreprises n'hésitent pas à investir dans la domotique. La plupart des objets commercialisés portent sur la sécurité (équipements de vidéosurveillance, dispositifs d'alarme, etc.) d'une part et sur la praticité d'usage de l'autre.

Tel est par exemple le cas des balances connectées et des robots ménagers. Un sondage établi par le prestataire spécialisé SocioVision en atteste.

Si les objets connectés sont déployés massivement, ils pourraient contribuer au maintien à domicile, comme l'estiment la plupart des personnes interrogées. Cela dit, de nombreux défis doivent encore être relevés.

Un prix d'usage qui n'est pas encore à la portée de tous

Le directeur de développement à La Poste, Raphaël Tamponnet, déclare que pour évaluer le coût d'un objet connecté, les consommateurs doivent considérer le prix d'achat, mais pas seulement. Ils doivent aussi calculer les charges d'exploitation comme les dépenses rattachées au service après-vente et au remplacement des piles.


Le prix d'usage constitue-t-il la principale cause de la réticence de certains acheteurs potentiels ? Dans l'affirmative, les seniors qui veulent être accompagnés à domicile risquent de ne pas voir leur souhait se réaliser.

Il faut dire que la plupart des objets connectés dédiés à la maison demeurent particulièrement onéreux, bien que la concurrence permette de bénéficier d'offres de moins en moins chères. En même temps, les consommateurs de ces produits gagnent, dans l'ensemble, des revenus plus élevés que ceux de la classe moyenne.

Le problème doit rapidement être résolu, car la capacité d'accueil des centres médico-sociaux pour personnes âgées est limitée. Or, l'Hexagone assiste à un vieillissement de sa population.

Un marché de niche devant être conquis grâce à la confiance

32 % des individus questionnés dans le cadre de l'étude de SocioVision pensent qu'en se procurant des objets connectés, ils risquent de se faire espionner (par exemple par les compagnies d'assurance habitation).

Comparativement aux chiffres de 2018, la méfiance s'accroît de 8 points. Celui qui préside la Fédération du service aux particuliers (FESP), Antoine Grezaud, souhaite que les organismes chargés de régir la protection des données personnelles des consommateurs comme la Commission nationale de l'informatique et des libertés (CNIL) rassurent les usagers.

Malgré cette crainte, 75 % des Français aspirent à ce que les objets connectés contribuent à l'essor des services à domicile, supposés profiter aux personnes en fin de vie.

Par exemple, les auxiliaires de vie peuvent se servir de la serrure connectée pour pénétrer chez leur patient à des heures tardives. Il s'agit de faire en sorte que la sécurité liée à l'accès au domicile du senior ne soit pas menacée.