L’augmentation des prix des biens anciens s’est accélérée au troisième trimestre 2021, principalement en province. D’après les données des Notaires de France, ils ont encore gagné 7,4 % sur un an. Fait surprenant qui n’avait plus été observé depuis fin 2016, le mouvement est plus marqué pour les maisons que pour les appartements.

Hausse plus marquée pour les maisons par rapport aux appartements

Les Notaires de France révèlent qu'en 2021,

Le prix des maisons a augmenté de 7 % par rapport à 2020, contre seulement 2,5 % pour les appartements.

Dans le détail, sur les trois trimestres, des hausses successives de +7,3 %, +6 % et +9 % ont été constatées sur un an sur le segment des maisons. Ces taux sont nettement supérieurs à ceux observés au cours de la même période pour les appartements, à +3,6 % au premier trimestre, +2,4 % au deuxième et 5,2 % au troisième.

Les experts affirment « ne pas avoir été confrontés à une telle situation depuis fin 2016 », sachant que les prix des appartements connaissent depuis quelques années une évolution positive plus importante que ceux des maisons.


La province a été le principal moteur de cette remontée avec 8,8 % sur un an, pour 4 % en Île-de-France. Sur l'ensemble de l'année 2021, la hausse annuelle de la valeur des maisons existantes en régions a dépassé celle des appartements (+9,4 % et 7,5 % au troisième trimestre). Cela tient à l'intérêt des ménages pour des logements plus spacieux après les confinements, en profitant de taux d'intérêt très attractifs pour le crédit. Ces conditions d'emprunt avantageuses compensent partiellement les prix élevés et les frais annexes comme l'assurance habitation.

Nouvelles hausses prévues pour février, surtout dans les villes moyennes

L'analyse des avant-contrats montre que la tendance haussière va se maintenir en France métropolitaine en février 2022. Par rapport au mois de février 2021, les Notaires tablent sur une inflation de 5 % et 10,1 % respectivement pour les appartements et pour les maisons sur le segment de l'ancien.

En revanche, si l'on étend la période de référence aux trois derniers mois, la progression des prix est plus contenue. Ceux des maisons auraient augmenté de 2 %, contre 1 % pour les appartements à fin février 2022. En comparaison, sur la période juillet-août-septembre 2021, un mouvement haussier de +2,5 % et +1,4 % respectivement avait été observé.


Les prévisions issues des avant-contrats révèlent que « l'enchérissement des biens touche essentiellement les agglomérations de taille moyenne », très prisées depuis le début de la pandémie avec l'essor du télétravail et le besoin d'espace et de nature exprimé par les Français. C'est le cas par exemple à Dijon, Angers, Saint-Nazaire ou encore Limoges.

En revanche, dans les métropoles telles que Bordeaux, où les prix avaient explosé pendant un temps, et qui semblent aujourd'hui avoir atteint un pic. Les professionnels du secteur anticipent désormais

Une stabilisation ou un recul modéré des prix.