Le prix des maisons à Lille fait reculer les potentiels acquéreurs. Certains vendeurs profitent en effet de la pénurie de l’offre pour augmenter les prix et la hausse est parfois significative. Les négociations sont ainsi devenues fréquentes et les acheteurs ne se précipitent plus comme auparavant. Les difficultés économiques auxquelles les ménages sont exposés contribuent davantage à faire baisser l’activité.

L'année 2021 a été marquée par un dynamisme exceptionnel pour l'immobilier à Lille. La ville, située à une heure de la Capitale, attire de plus en plus de Français souhaitant devenir propriétaire. Cette embellie a toutefois disparu depuis le début de l'année 2022. À l'origine de cette baisse, le prix mis en avant par les propriétaires, jugé exorbitant. L'accès à la propriété est donc devenu complexe pour certains ménages, notamment les primo-accédants. Le coût au mètre carré a néanmoins commencé à stagner depuis peu. Les professionnels prévoient en outre d'autres chutes dans les mois à venir. Le nombre de ventes conclues reste élevé malgré ces difficultés.


Des différences entre les quartiers

Une baisse de 1 % du prix au mètre carré a déjà été relevée en un an. Les acheteurs restent néanmoins présents sur le marché malgré les ralentissements constatés. À noter que l'activité diffère selon les quartiers. Ceux ayant profité du dynamisme exceptionnel de 2021 commencent à enregistrer des chutes au niveau des ventes. L'envolée du prix en est la principale raison, sachant qu'il a progressé de 13 % en 2021.

Le pouvoir d'achat diminue en conséquence et une partie des acheteurs peine à concrétiser leurs projets. C'est le cas des célibataires, des jeunes couples et des primo-accédants. Pour ces derniers, le choix se porte sur des localités comme Hellemmes, Fives ou Moulins offrant des tarifs modérés.

Le mètre carré coûte environ 3 000 euros pour Hellemmes, et entre 2 000 et 2 500 euros à Fives. Le tarif au mètre carré démarre à 2 500 euros à Moulins pour les appartements anciens. Il varie de 2 000 à 4 500 euros pour les maisons en brique rouge que possède le quartier.

Les professionnels opérant dans la métropole lilloise s'attendent toutefois à une reprise. Selon eux, les transactions devront se multiplier à nouveau une fois que les vendeurs accepteront de revoir leurs tarifs. Certains propriétaires appliquent en effet une hausse de l'ordre de 15 à 20 %. Pour l'assurance, cette augmentation sera visible en effectuant une simulation assurance habitation en ligne.

Certains quartiers restent prisés

Les quelques candidats à l'achat prennent du recul, ayant pris conscience des agissements des vendeurs. Ils font des propositions peu attractives, sont plus enclins à négocier et ne se précipitent pas pour conclure. Ce comportement hésitant se fait particulièrement sentir dans des localités déjà peu prisées.

C'est le cas de Wazemmes, un quartier pour lequel les professionnels ont pourtant espéré un réel développement. Le coût au mètre carré se situe aujourd'hui entre 3 000 et 3 500 euros. Il a peu progressé et tend même à chuter.

Le Vieux-Lille, La Madeleine et Vauban gardent en revanche leur attractivité auprès des acheteurs. Le Vieux-Lille séduit pour ses appartements datant du 17ème siècle. Ils sont proposés à un prix au mètre carré oscillant entre 6 000 et 7 500 euros. La Madeleine est plébiscitée par les familles aisées à la recherche d'une maison au charme atypique et disposant d'un jardin. Le tarif le moins cher se situe à 3 500 euros en moyenne le mètre carré pour les appartements.

Vauban a conquis les parents avec ses grandes écoles. Le tarif au mètre carré varie de 3 200 à 5 000 euros dans ce quartier. Les Parisiens se ruent pour leur part vers Lille-centre. La proximité de la gare et ses biens de caractère sont appréciés.