Le marché locatif bordelais dédié aux étudiants a été disséqué pour mieux comprendre les demandes

Une trentaine de milliers d’étudiants supplémentaires seront attendus sur le territoire français pour l’année scolaire 2019-2020. Un chiffre très prometteur pour l’univers estudiantin, mais qui n’est pas sans répercussion pour les offres de logement des potentiels universitaires.

Pour sa part, la ville bordelaise qui accueillait déjà près de 92 000 étudiants n’est pas au bout de sa peine puisqu’un "turn-over" des résidences locatives les a frappés de plein fouet au cours des dernières années.

Plusieurs solutions ont été envisagées depuis, mais en attendant, le site LocService a tenu à révéler les chiffres-clés, pour cette année. Parmi les informations communiquées se trouvent la préférence des locataires, leur budget ainsi que leurs garants.


Des loyers plus chers que dans les villes limitrophes

Près de la moitié des étudiants suivant leur parcours universitaire sur le territoire français occupe des logements dans le parc privé. 44% d’entre eux en étaient concernés en 2016, à en croire l’Observatoire national de la vie estudiantine. Pour ce qui est du marché bordelais, il en comptait quelque 40 000 individus.

Pour apporter plus de clarté en ce qui concerne ce marché locatif, le spécialiste de la location immobilière LocService a mené son étude sur 2 246 demandes de résidence provenant de futurs ou actuels étudiants.

Il a été constaté que la majorité du panel est originaire même de la région. En effet :

  • 51% venaient de la Nouvelle-Aquitaine ;
  • 17% habitaient l’Occitanie ;
  • 11% sont venus d’Auvergne-Rhône-Alpes.

Étudiant à l’université bordelaise, certains préfèrent toutefois habiter dans les villes voisines. D’un côté, il y a déjà la pénurie de logements de Bordeaux. Mais d’un autre côté, y louer une résidence revient beaucoup plus cher, notamment en comparaison avec Talence ou Pessac. Sans oublier les cotisations d’assurance habitation étudiant dont il faut encore tenir compte.

Ce qui est compréhensible compte tenu de la forte tension du marché dans « La belle endormie » qui impacte sur les loyers, si l’on ne considère que ceux des studios qui se sont accrus de près de 10% sur un an. À titre d’indication, leurs tarifs moyens sont estimés à :

  • 743 euros à Bordeaux contre respectivement 645 et 616 euros à Pessac et à Talence pour les T2 ;
  • 582 euros contre 535 et 551 euros pour les T1 ;
  • 542 euros contre 526 et 522 euros pour les studios ;
  • 447 euros contre 446 et 429 euros pour les logements en colocation ;
  • 437 euros contre 400 et 327 euros pour les chambres individuelles.

À savoir, le prix moyen des studios proposés dans d’autres villes de la Nouvelle-Aquitaine est largement plus abordable que celui des Bordelais, entre autres à La Rochelle où on offre un loyer mensuel à hauteur de 473 euros, à Limoges, à Pau et à Poitiers où les tarifs oscillent entre 342 euros et 359 euros.


Des locataires minimalistes, portés garants par leurs parents

Les données statistiques communiquées par LocService ont permis d’observer une forte appétence des universitaires pour les studios. En effet, plus de la moitié d’entre eux, 55% pour être exacts, ont une préférence pour ce type de résidence, du moins pour un T1.

25% des estudiantins bordelais, quant à eux, recherchent des logements en colocation tandis qu’ils sont seulement à 17% à vouloir louer un appartement T2 et 3% à occuper une chambre étudiante.

À préciser que leur budget moyen s’élève à 615 euros par étudiant. À comparer à la moyenne provinciale, ceci se trouve à 55 euros plus élevé à raison de 560 euros par mois. Quoique celui des locataires de la capitale soit nettement supérieur, à 865 euros.

Pour ce qui est des garanties, il faut savoir qu’au grand bonheur des bailleurs de la ville, leurs locataires sont pour la plupart (93%) cautionnés par leur famille, notamment par leurs parents. S’il y a bien quelques exceptions, l’on peut les compter sur les doigts de la main. À savoir :

  • Seuls 2% d’entre eux ont recours aux services d’Action Logement pour sa garantie Visale ;
  • 1% demandent à leurs amis de se porter garants pour eux ;
  • 1% ne disposent d’aucune caution.