30 % des 17,7 millions de jeunes Français de moins de 24 ans vivent à la campagne. Parmi eux, 20 % déménagent en ville au moment de leur majorité, en vue, pour la plupart, de poursuivre leurs études. Cependant, à partir de 23-24 ans, l’Insee observe des mouvements plus importants dans le sens inverse dans un document intitulé « Entre ville et campagne, les parcours des enfants qui grandissent en zone rurale ».

Une mobilité vers la ville principalement motivée par les études

Selon l'institut d'études statistiques, les familles ayant de jeunes enfants privilégiant les secteurs géographiques avec une densité de population plus faible et où elles peuvent s'offrir un logement plus spacieux. Ainsi, d'après les données sur la période 2016-2020,

Entre 3 et 13 ans, la proportion de jeunes résidant en zone rurale croît à mesure qu'ils gagnent en âge.

En revanche, si les enfants ont plus de 14 ans, elles ont davantage tendance à faire le chemin inverse.

D'après l'étude,

18 ans, les jeunes partent seuls pour la ville, en vue d'étudier pour 93 % d'entre eux.

Résultat, entre 17 et 18 ans, la part des jeunes qui résident dans les communes rurales tombe de 33 % à 25 %. En comparaison, seulement 12 % des citadins de 18 ans déménagent chaque année, un chiffre deux fois moins élevé que celui des jeunes ruraux.


Pour autant, ces conclusions ne signifient pas que ces derniers n'étudient pas. Trois quarts des nouveaux majeurs sont inscrits à l'université ou dans une école, pour la majorité en BTS ou dans un cursus professionnel. Moins d'un tiers d'entre eux (31 %) ont décroché un bac général alors que ceux partis en ville sont 81 % à avoir choisi ce type de filière.

Un retour vers la campagne à partir de 23-24 ans

Au cours de leurs premières années dans la vie d'adulte, les jeunes multiplient les déplacements entre zones urbaines et rurales, alors qu'ils sont plutôt sédentaires jusqu'à leur adolescence.

Mais le sens de ces mouvements varie en fonction de leur âge. De 18 à 22 ans, les départs vers la ville sont plus nombreux. À l'inverse, de 23 à 24 ans, les flux de retour vers les communes rurales augmentent nettement, compensant les départs, de sorte que la proportion de jeunes dans ces zones est stable.

Toutefois, les statistiques de l'Insee ne permettent pas de faire la distinction entre les anciens ruraux revenus « au bercail » après leurs études et les anciens urbains qui s'éloignent des villes, en quête d'un nouveau cadre de vie.

Lorsqu'ils achètent leur premier logement, ces acquéreurs aux revenus encore modestes et qui ne disposent que de peu d'épargne pour l'apport personnel ont plus de chances de concrétiser leur rêve loin des grandes villes.

Certes après les confinements et la ruée des citadins vers la campagne, certaines communes rurales ont vu les prix de l'immobilier exploser. Mais ils restent plus accessibles que le cœur des grandes métropoles. En ce début 2022, les futurs propriétaires bénéficient de conditions de crédit très attractives et grâce aux comparateurs d'assurance habitation et assurance emprunteur, peuvent encore alléger leur budget.