Les impacts de la crise sanitaire sur la vie économique et sociale commencent à se faire ressentir vivement chez les ménages. De plus en plus de familles peinent à payer à temps leurs loyers et l’ANIL (Agence nationale pour l’information sur le logement) observe une multiplication des relances pour retard des paiements depuis le mois de juin.

Ses agences départementales (Adil) enregistrent également une croissance des sollicitations venant des locataires qui souhaitent anticiper les problèmes relatifs au non-paiement éventuel de leurs dus.

Les relances pour les retards des loyers ont bondi de plus de +80 %

Entre le mois de juin et le mois d'octobre, les relances pour les retards des loyers (un jour après la date d'échéance) ont enregistré une hausse de +83 %.

Pour les retards de 30 jours, le nombre a littéralement explosé (+138 %) entre le mois de juin et septembre.

Ceci concerne en particulier le segment de la location classique, celui de la location meublée est encore épargné jusqu'ici, selon les spécialistes du secteur.


Les professionnels de la gestion locative craignent que la situation s'empire dans les prochains mois. Ils s'attendent à une montée en flèche du nombre des procédures liées aux impayés des loyers, bien que le taux d'impayé réel reste limité en ce moment.

À titre de rappel, l'assurance habitation locataire couvre les frais de procédure judiciaire en cas de litiges avec le propriétaire ou un tiers.

Par ailleurs, la garantie Visale permet aux locataires de bénéficier d'une caution, en cas d'impayés de loyers. Il s'agit d'un dispositif d'assurance gratuit proposé par Action Logement visant à sécuriser les revenus locatifs des bailleurs pour une durée de 36 mois.

Moins de relances pour impayés en région parisienne

Comparée à d'autres régions, l'Ile-de-France compte moins de relances pour impayés de loyers, et ce, malgré une progression de +50 % entre juin et octobre. L'Anil se préoccupe néanmoins de l'affluence des locataires dans ses agences dans plusieurs départements de la région parisienne.

En province, le nombre des relances pour les retards d'un jour après la date d'échéance a bondi de +21 % sur la même période.