De la visite à la signature du bail, l’ensemble du parcours d’achat immobilier peut désormais se faire à distance. La technologie devient un recours indispensable afin de poursuivre les activités pendant le confinement. Tous les acteurs du secteur, clients et professionnels, semblent avoir accepté ces nouveaux usages. Cela dit, une baisse est à prévoir, conséquence des deux périodes de confinement.

Le retour au confinement contraint les Français à rester de nouveau chez eux. Cette mesure, prise en raison de la propagation du coronavirus, n'est pas sans conséquence sur des secteurs tels que l'immobilier. Pour que les activités se poursuivent, de nouvelles pratiques font ainsi leur apparition, reposant essentiellement sur les nouvelles technologies.

Dès lors, il est d'usage de finaliser la vente à distance. La signature du bail ou de l'assurance habitation se fait sans contact direct avec son interlocuteur. L'intérêt de cette pratique soulève néanmoins des interrogations, puisque, techniquement, il est impossible de déménager. Dans ce contexte, les professionnels prévoient une baisse des transactions.


Les visites virtuelles de biens immobiliers sont de plus en plus plébiscitées

Une étude réalisée en septembre dernier par SeLoger montre que les innovations technologiques ont leur place dans le secteur immobilier. Elle a vu la participation de 4 200 porteurs de projet immobilier. Ces derniers ont été interrogés sur leur appétence à utiliser des supports digitaux, à défaut de pouvoir faire des visites physiques.

30 % des acheteurs interrogés admettent avoir eu recours à une visite virtuelle en mai dernier. 4 mois plus tard, 49 % d'entre eux avouent avoir fait l'expérience. Cette hausse de 19 points confirme que les solutions digitales s'emparent du secteur immobilier. C'est ce que rapporte Séverine Amate, porte-parole de la plateforme.

D'après une étude réalisée en juin dernier par la même plateforme, 18 % des futurs locataires accepteraient la signature du bail de location pour un logement qu'ils ont visité par visioconférence. La crise sanitaire semble ainsi avoir accéléré le passage au digital.

Et s'il fallait attendre pour acheter ?

Cela dit, le réel intérêt des solutions digitales pour les clients génère de nombreuses interrogations. Pourquoi finaliser l'achat maintenant, s'il est impossible de prendre possession du logement ? Effectivement, bien que la signature et la visite puissent se faire à distance, le déménagement reste difficile. Seul le notaire pourra bénéficier de la concrétisation de l'achat, et percevoir ses honoraires.


Les ventes sont alors susceptibles de chuter de 25 % cette année, selon la Fédération nationale de l'immobilier (FNAIM). À titre de rappel, le secteur avait connu un réel dynamisme en 2019. La baisse serait d'autant plus importante avec le retour au confinement.

Néanmoins, contrairement au premier confinement du printemps, celui de novembre n'entraînera pas un arrêt total des activités.

L'activité maintenue sous certaines conditions

Pendant le premier confinement, toutes les transactions immobilières ont été annulées et reportées. Il en était de même pour les visites et les états de lieux. En plus de l'interdiction de déménager, les chantiers ont été mis en pause, et les délais de traitement prolongés.

Le secteur a été handicapé par d'énormes retards, notamment au niveau administratif. Le prix immobilier est le seul à ne pas avoir été impacté. Une augmentation de 5,9 % a effectivement été observée en un an, atteignant 3 861 euros le mètre carré.

La situation sera probablement différente durant le reconfinement. La technologie offre un moyen de ne pas interrompre les activités. Le télétravail, les visites virtuelles, les états de lieux par visioconférence et la signature à distance sont devenus pratiques courantes.