Les propriétés faisant état d’une fissure de l’extérieur comme de l’intérieur se multiplient dans les Hauts-de-France. Il s’agit de l’une des conséquences de la sécheresse qui touche la région. La situation est difficile à gérer pour les propriétaires, qui doivent parfois assumer seuls le coût des réparations. En effet, ils ne sont indemnisés que sous certaines conditions.

Les effets de la sécheresse sont bien visibles dans certaines régions françaises. C'est le cas dans les Hauts-de-France où les habitants y sont confrontés au quotidien. Elle entraîne en effet des fissures apparentes sur les façades et les murs intérieurs de la maison. Elles commencent généralement par une lézarde qui passe parfois inaperçue aux yeux des propriétaires avant de s'étendre. Des millions d'habitations sont concernées selon les chiffres avancés par les élus locaux. Pour les occupants, la réparation des dommages causés reste problématique. La reconnaissance d'un état de catastrophe naturelle par les autorités locales est nécessaire pour bénéficier d'une indemnisation.

Plus de 13 000 demandes d'indemnisation

La souscription d'une assurance est l'une des solutions qui s'offrent aux propriétaires pour mieux gérer les effets de la sécheresse. Ils peuvent choisir une assurance habitation en ligne et entamer les démarches à distance.

Cette couverture permet d'obtenir l'aide de l'assureur pour les dommages constatés. L'indemnisation ne se fait cependant pas de façon automatique. De plus, la procédure demande du temps. Il faut entre autres s'attendre à la visite d'un expert chargé d'estimer l'ampleur des dégâts. Il est aussi nécessaire que la commune procède à la reconnaissance de l'état de catastrophe naturelle. Celle-ci conditionne la prise en charge par l'organisme d'assurance.

Dans les Hauts-de-France, un assureur indique avoir reçu 13 486 demandes faisant référence à la sécheresse . Elles lui ont été transmises entre 2012 et 2018 et représentent 43 % des dossiers traités. La solution pour préserver son logement consiste à renforcer les fondations. Il s'agit néanmoins d'une solution à caractère provisoire.


Un phénomène aggravé par le réchauffement climatique

Sur les habitations touchées, les occupants peuvent constater des fissures sur les murs intérieurs et les façades. Ces lézardes sont dues à l'insuffisance d'eau. Le sol qui se trouve au-dessous des fondations et des dallages s'affaisse en conséquence.

Le phénomène affecte principalement les logements individuels bien que quelques HLM soient aussi concernés. D'après les chiffres d'une élue de la région, plus de 4 millions d'habitations sont en danger. Les fissures prennent parfois quelques années avant d'apparaître. Il arrive également que les propriétaires n'y prêtent pas attention, ce qui aggrave ensuite les dommages causés.

L' association CatNat Wannehain a été créée pour venir en aide aux sinistrés. En effet, la situation est déconcertante pour eux. Elle soutient que 6 000 logements sont victimes de la sécheresse dans le Nord-Pas-de-Calais. Les occupants ne le réalisent pas toujours. Les effets risquent pourtant de s'aggraver avec le réchauffement climatique. En juillet 2022, les Hauts-de-France ont connu la période la plus sèche qu'elle n'ait jamais subi depuis 1959 .