Se réveiller au bruit des vagues et les pieds dans l’eau : beaucoup en rêvent. Pourtant, posséder un bien situé en bord de mer n’est pas sans risques et expose le propriétaire à certaines contraintes plus ou moins importantes. Autant de raisons qui impliquent de prendre le temps de la réflexion avant d’élire domicile dans ce cadre d’apparence idyllique.

L'érosion, l'ennemi numéro un

Depuis des décennies, les scientifiques et spécialistes de l'environnement en tout genre ont cherché les moyens de freiner l'érosion du littoral, mais jusqu'ici sans succès.

Il s'agit pourtant du tout premier problème auquel s'expose le propriétaire d'une propriété sur la côte.

Il faut savoir que sur une période de 50 ans, la mer a grignoté 30 kilomètres carrés de terre. Dans ces conditions, les résidents doivent se faire à l'idée qu'ils puissent être obligés de plier bagage à un moment ou à un autre.

Des villes plus exposées que d'autres

Une liste des villes les plus menacées par l'érosion du littoral est établie sur décret. Elle fait l'objet d'une mise à jour tous les 9 ans.

Suite au décret du 29 avril 2022, de nouvelles localités viennent s'ajouter à cette liste, à savoir Lacanau, Saint-Brieuc, Arcachon, Pornichet, Biarritz ou encore Lannion. En tout, 126 villes y sont inscrites.

Si elles sont directement menacées par l'érosion, les habitations situées sur le littoral peuvent être condamnées à la démolition et, en fonction de la politique adoptée par les collectivités locales, il peut arriver que cette démolition se fasse aux frais du propriétaire.

Les communes inscrites dans la liste sont invitées à adopter un plan d'urbanisme tenant compte de l'avancée de la mer dans les terres. Pour cela, elles doivent établir une cartographie des littoraux les plus susceptibles de se retrouver sous les eaux à court terme (moins de 30 ans).

Dans ces localités plus qu'ailleurs, recourir à un comparateur assurance habitation pour trouver un contrat adapté est pertinent pour les propriétaires de biens en bord de mer.


Des pertes à la revente

Il faut savoir que les collectivités locales ont un droit de préemption sur les biens en bord de mer mentionnés dans la cartographie des « biens à risque », c'est-à-dire que la municipalité aura la priorité sur le bien en cas de revente.

Le propriétaire doit se résoudre au fait que son bien subira inéluctablement une décote, vu son exposition.

Si la municipalité fait valoir son droit de préemption, le prix du bien sera fixé en se basant sur les prix affichés dernièrement pour des biens similaires (présentant le même degré d'exposition aux risques).

La cartographie donnera une date approximative de l'ensevelissement du bien (dans 10, 20 ou 30 ans) et plus l'échéance fatidique se rapproche, plus la décote sur la valeur du bien sera importante, au moment même de la revente.