Au cours des neuf prochaines années, les cotisations d’assurance habitation pourraient augmenter énormément. Tant le bouleversement climatique risque d’engendrer une hausse des sinistres. Selon un courtier, plus le réchauffement planétaire sera accentué, plus la montée des primes sera importante. Dans le pire des cas, la cotisation pour les maisons pourrait par exemple grimper à 808 euros d’ici 2030.

Un courtier a récemment présenté ses prévisions pour le tarif de l'assurance habitation à l'horizon 2030. D'après lui, la cotisation annuelle pour un appartement s'élèverait en moyenne à 500 euros d'ici neuf ans. Soit un étirement de plus du double de celle affichée actuellement (223 euros). Pour les maisons, le coût passerait de 377 euros à 808 euros.

Des projections établies selon un scénario évoqué dans le dernier rapport du Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC). Sur la base du contexte présent, celui-ci suppose une trajectoire de réduction restreinte des rejets de carbone d'ici 2050. À cela vient s'ajouter l'hypothèse d'un réchauffement planétaire de 4°C.


L'augmentation s'expliquerait en partie par le dérèglement du climat

Selon la porte-parole de l'entreprise de courtage :

Si nous continuons à appuyer notre économie sur les énergies fossiles sans mesure drastique, la moyenne des indemnisations versées par les assurances pour les périls risque de doubler sur la prochaine décennie pour atteindre un niveau supérieur à 4,7 milliards d'euros par an.

Approximativement 40 % de cette accentuation tirerait son origine dans le bouleversement climatique. Les 60 % restants résultent de leur côté de l'amélioration du PIB (produit intérieur brut). Puisque la quantité de réseaux publics, aéroports, gares et biens à assurer croîtra obligatoirement du fait de l'extension des villes.

Les compagnies d'assurance reverront fort probablement leurs prix à la hausse à cause de ces alourdissements de facture. Pour trouver une assurance habitation pas cher.

Il est alors conseillé aux souscripteurs de comparer plusieurs devis, par exemple. D'ailleurs, le courtier avertit que si l'on conjecture un ratio sinistres/cotisations comparable au niveau actuel :

Les ménages français verront leur budget d'assurance augmenter indéniablement.

Une limitation considérable de la hausse tarifaire est possible

Autre scénario du GIEC, le plus ambitieux : une montée globale des températures moyennes à 1,5 °C à l'horizon 2050. Dans cette hypothèse, les primes pour les appartements monteraient seulement à 259 euros d'ici neuf ans. Le taux de progression serait alors contenu à 16 %.

Enfin, le scénario médian du groupe d'experts environnemental entraînerait une faible hausse des cotisations. Assurer son appartement coûterait dès lors 418 euros. Mais pour arriver à ce niveau, il faudrait limiter les élévations de température à 2 °C. Ce qui, d'après le GIEC, demande une sérieuse prise de conscience.

Sur le même sujet, l'ACPR (Autorité de Contrôle prudentiel et de Résolution) avait déjà lancé cet été une alerte. Dans un rapport, elle soulignait l'urgence de surveiller le bouleversement du climat et la multiplication des sinistres qui en découle. Si rien n'est fait, ces phénomènes provoqueraient d'ici 2050 une amplification de 130 à 200 % des primes d'assurance habitation, s'inquiète-t-elle. Dans cette trajectoire, les tarifs augmenteraient alors chaque année entre 2,8 et 3,7 %.