La baisse du prix immobilier est un constat partagé par les professionnels qui font aussi état d’une régression des ventes. L’inflation en est la principale cause, qui réduit les capacités financières des ménages. Le niveau de cette réduction n’est cependant pas précisé. D’ailleurs, le déséquilibre qui existe actuellement entre l’offre et la demande devrait limiter la chute.

Un recul au niveau du prix de l'immobilier est un phénomène tellement rare qu'il peut surprendre plus d'un. C'est en tout cas ce qui arrive en France où le tarif a augmenté continuellement depuis près de 20 ans. La crise en 2008 étant le seul moment où il a connu un essoufflement. Le contexte actuel rend cependant cette baisse inévitable selon les professionnels de la filière. Le pouvoir d'achat des ménages est en effet impacté par la hausse des prix qui se constate dans plusieurs domaines. Que ce soit pour le carburant, l'énergie ou les denrées alimentaires. Du côté des banques, le crédit immobilier devient difficilement accessible.


Le taux d'emprunt a presque doublé

Attendu par certains avec la pandémie, le prix de l'immobilier n'a finalement chuté que deux ans après son début. Cette baisse trouve son origine dans le contexte inflationniste qui change la situation économique des ménages. De plus, leurs charges après l'acquisition du bien ne sont pas des moindres, incluant les frais pour l'assurance.

Demander un devis assurance habitation en amont permet d'avoir une idée du montant dû à l'assureur.

Une loi visant à préserver le pouvoir d'achat des Français a été mise en avant récemment. L'impact de la hausse des prix reste néanmoins important. Elle a en effet diminué de 15 à 20 % le montant du reste à vivre des foyers français. Le financement bancaire, lui, est loin d'être une alternative pour tous avec l'augmentation du taux d'intérêt.

Il a quasi doublé en France en seulement six mois. Les établissements prêteurs proposent aujourd'hui un taux aux environs de 2 %. Les conditions d'octroi ont par ailleurs été révisées le 1er janvier, à la demande du Haut conseil de stabilité financière. Le taux d'usure, bien qu'il ait été revu à la hausse, reste un élément pénalisant pour les emprunteurs. Les ménages aux revenus modestes sont les premiers à en subir les conséquences, jusqu'à être parfois exclus du marché.

Une baisse prévue dans les grandes villes et celles de taille moyenne

Selon les analystes, les demandes de crédit refusées peuvent représenter le tiers des dossiers traités actuellement. À ce jour, un logement coûte l'équivalent du revenu net généré en plus de 6 ans en France. À titre de comparaison, l'Allemagne est encore à la moitié de ce chiffre. Chez la majorité des candidats à la propriété, le budget dédié au logement avoisine désormais 40 % du revenu. Et ce, en y incluant les taxes et les charges de fonctionnement. Leur profil a par ailleurs évolué. Les primo-accédants sont devenus moins nombreux sur le marché autant que les ouvriers.

Le prix devrait commencer à diminuer dans les villes où il s'est largement écarté des revenus ces dernières années. Cela comprend les grands centres urbains autant que les villes de taille moyenne. Les communes rurales ayant gagné en attractivité pendant la pandémie devraient aussi être concernées. Cette chute est inévitable malgré l'intérêt grandissant pour l'immobilier chez les Français et le déséquilibre entre l'offre et la demande. Ces situations devraient toutefois limiter les répercussions sur le prix.

Il ne faut pas s'attendre à une chute drastique, indiquent les experts du secteur. Le niveau du recul qui aura lieu devrait être proportionnel à la baisse du pouvoir d'achat des ménages.